Eastmain-1-A va bon train

Publié le 31/01/2009 à 00:00

Eastmain-1-A va bon train

Publié le 31/01/2009 à 00:00

Par Hugo Joncas

Les travailleurs sont revenus de leur congé des Fêtes. Le chantier atteint son pic : bétonnage d'Eastmain-1-A - la centrale principale en amont du réservoir d'Eastmain; excavation des conduites menant à ses turbines et de la centrale Sarcelle, en amont du réservoir Opinaca.


Des retombées plus élevées que prévu


Le projet est une manne pour la région. En période de pointe du chantier, l'été dernier, pas moins de 3 500 travailleurs étaient à l'oeuvre.


"En retombées économiques directes et indirectes, on avait prévu 126 millions de dollars, dit Johanne Savard, conseillère pour l'impact socioéconomique du projet à la Société d'énergie de la Baie James (SEBJ), filiale d'Hydro-Québec et responsable du projet. Après deux ans, on en a déjà enregistré pour 146 millions, seulement en retombées directes !"


En outre, Hydro-Québec doit verser 300 millions sur 50 ans à la Municipalité de Baie-James en guise de redevances. La société d'État accorde aussi la priorité aux entreprises de la région pour les contrats valant moins d'un million.


Hydro s'est aussi engagée à négocier de gré à gré avec les Cris des contrats d'une valeur totale de 240 millions. Le plus grand bénéficiaire de cet engagement est la Compagnie de construction et de développement crie (CCDC). L'entreprise, détenue par le Bureau de l'indemnisation cri, a décroché six contrats de construction pour le chantier, dont un contrat de 68 millions pour l'aménagement des ouvrages nécessaires à la dérivation de la rivière Rupert vers le réservoir de l'Eastmain, au nord.


Moins payant pour les Cris


Avec le resserrement de l'industrie de la construction, ces contrats ne sont cependant plus aussi payants qu'avant pour les Cris. "La SEBJ négocie plus serré, explique Jack Blacksmith, président du conseil d'administration du Bureau de l'indemnisation cri. Au bout du compte, ça n'a pas été une mine d'or. C'est plus intéressant pour les emplois que pour les profits." Il croit même que la CCDC finira l'année financière avec un déficit d'exploitation de 5 à 7 %.


Ces difficultés n'ont cependant pas empêché l'entreprise de distribuer plusieurs contrats en sous-traitance à d'autres entreprises de la région. À Matagami, porte d'entrée de la route de la Baie-James, qui mène aux centrales d'Hydro-Québec, l'entreprise de génie civil Blais et Langlois a décroché d'importants contrats de la CCDC. Elle en a aussi conclu deux directement avec la SEBJ pour l'aménagement du campement de la Rupert et la construction d'un site de traitement des boues septiques.


Depuis quelques années, Blais et Langlois réalise environ 40 % de son chiffre d'affaires avec les centrales d'Hydro-Québec, dit Steve Lalancette, actionnaire de l'entreprise. "En ce moment, c'est même plus élevé", dit-il. À Lebel-sur-Quévillon, la mine Langlois de Breakwater était un gros client de Blais et Langlois; maintenant qu'elle est fermée, l'entreprise se prépare à déménager une partie de ses équipements sur le chantier d'Eastmain-1-A.


Les Équipements J.V.C., de Chibougamau, a aussi décroché pour 23 millions de dollars de contrats dans la construction du complexe hydroélectrique, dont un de 15 millions pour la construction d'un seuil (une structure en béton garantissant un certain niveau d'eau) à l'entrée du grand réservoir Robert-Bourassa.

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