Des nouvelles qui font jaser

Publié le 22/10/2011 à 00:00, mis à jour le 20/10/2011 à 15:18

Des nouvelles qui font jaser

Publié le 22/10/2011 à 00:00, mis à jour le 20/10/2011 à 15:18

Par Aude Marie Marcoux

Sur le Chemin du Terroir, on peut faire d’étonnantes découvertes, notamment des alpagas chez Alpage du Nord. [Photo : Tourisme Laurentides]

1 Mirabel sur la piste de décollage


Le pôle aéronautique qui se dessine à Mirabel entraînera d'importantes retombées économiques, directes et indirectes. Le mégaprojet immobilier sur lequel planche la famille Delorme-Robitaille, promoteur et gestionnaire immobilier, illustre l'effervescence qui anime le secteur. Ce projet en trois phases représente des investissements de 45 millions de dollars (M$). La première étape, presque achevée, consiste à rénover l'ancien centre administratif de l'Aéroport international de Mirabel. Déjà, 35 % des 60 000 pi2 du nouvel immeuble de bureaux sont occupés.


La phase 2, dont l'échéance est prévue en août 2012, comprendra la construction d'un bâtiment vert pourvu d'une salle de congrès pouvant accueillir un millier de convives, d'une salle de spectacles de 2 500 spectateurs et d'un centre de glace.


Dernière étape : la rénovation de l'hôtel Château de l'aéroport de Mirabel, fermé depuis 2002 après la relocalisation des vols passagers vers Dorval. L'hôtel passera de 380 chambres à 266, dont 80 copropriétés hôtelières, et sera doté d'un spa intérieur et extérieur. «La faisabilité du projet était bien réelle avant même d'apprendre que Pratt & Whitney et la CSeries de Bombardier s'installaient à Mirabel. Mais c'est évidemment une très bonne nouvelle pour nous. Cela apportera de l'achalandage supplémentaire», dit le copromoteur du projet, Sylvain Robitaille.


2 L'Hollywood laurentien


Depuis 1997, le Bureau du cinéma et de la télévision Argenteuil-Laurentides (BCTAL) a été associé à plus de 265 tournages, qui ont généré des retombées économiques évaluées à plus de 70 M$ par l'industrie du cinéma et de la télévision. Outre l'embauche de main-d'oeuvre locale, les diverses productions stimulent la location de résidences, de chalets, de chambres d'hôtel - 4500 nuitées prévues en 2011 -, de terrains, de commerces, d'entrepôts ainsi que d'équipements. Ils alimentent également les services de restauration et les fournisseurs de biens et services : essence, quincaillerie, bois, peinture, éléments de décor, etc. «Les magasins de rénovation du coin se frottent les mains quand une production s'installe et qu'elle construit des décors, car la facture monte vite !» note Marie-Josée Pilon, commissaire adjointe au BCTAL. Ainsi, elle attend avec impatience l'arrivée du distributeur Summit Entertainment, qui tournera notamment à Mirabel cet automne le film de Jonathan Levine Warm Bodies, doté d'un budget de plus de 35 M$.


3 Les produits du terroir à l'honneur


La région des Laurentides compte près de 224 producteurs agrotouristiques. Pour les mettre sur le circuit des visiteurs de la région, Tourisme Laurentides a lancé en octobre 2010 une nouvelle route officielle, le Chemin du Terroir. «C'est une façon d'aider les visiteurs à bien se retrouver dans ces petits chemins bucoliques et remplis de patrimoine», dit Lyne Comtois, de Tourisme Laurentides.


Ce parcours balisé sur plus de 226 kilomètres traverse plusieurs sites agrotouristiques de la partie sud-ouest des Laurentides (Oka, Mirabel, Vallée de la Rouge, etc.). «L'objectif est d'informer les hôteliers afin qu'ils dirigent leur clientèle vers l'arrière-pays», ajoute Mme Comtois. Le parcours met en vedette 35 partenaires de la région qui se sont préparés à recevoir des touristes durant toute l'année, notamment Alpage du Nord, la Route des Gerbes d'Angelica, Intermiel, la Traverse d'Oka, le Vignoble des Négondos et Verger Lacroix & Cidrerie.


4 Près de 60 000 emplois d'ici 2014


Plus de 42 % des 60 000 emplois prévus dans la région d'ici 2014 seront à pourvoir pour répondre à la croissance des entreprises. Près de 60 % de ces emplois serviront à remplacer les départs à la retraite. La croissance démographique et l'étalement urbain expliquent également pourquoi la croissance de l'emploi est plus rapide dans les Laurentides qu'ailleurs au Québec, selon André Grenier, économiste et coordonnateur de l'équipe d'analyse du marché du travail à Emploi-Québec.


«Il n'y a pas que les familles qui s'installent en banlieue. Les entreprises, les services de proximité et donc les emplois suivent également, puisque la main d'oeuvre y est plus facilement disponible», note M. Grenier. L'emploi est en hausse dans plusieurs secteurs d'activité, notamment dans les services, un domaine qui fournit environ trois emplois sur quatre dans la région. La construction et la fabrication de matériel de transport progresseront elles aussi.


5 Une forêt durable


Vingt-deux fois l'île de Montréal... C'est la proportion du territoire de la forêt publique des Laurentides certifiée selon les principes d'aménagement durable du Forest Stewardship Council (FSC), soit près de 88 % de sa superficie. «C'est une première pour le registraire Rainforest Alliance, qui n'a jamais été appelé à auditer un aussi vaste territoire sous la norme des Grands Lacs/Saint-Laurent», dit Chantal Morin, adjointe exécutive à la direction régionale du MDEIE. «Il s'agit de la seule région du Québec où il y a autant de superficies accréditées par cette norme, donc c'est un avantage concurrentiel pour les scieries», poursuit-elle. Cette démarche de certification était l'une des premières initiatives de Signature Bois Laurentides, qui agit comme coordonnateur du créneau d'excellence Bois dans le cadre du programme ACCORD. Les porteurs de ce créneau, qui a été reconduit pour cinq ans fin juin dernier, voueront désormais leurs efforts à des stratégies de développement de marché. Signature Bois Laurentides travaille actuellement à la rédaction d'un catalogue technique sur les produits du bois transformés dans la région et destinés aux architectes, designers et autres professionnels de la construction non résidentielle.


6 Le Groupe Crête relance l'ancienne scierie Forget


Le Groupe Crête a semé tout un vent d'optimisme dans le secteur de la forêt des Laurentides par l'acquisition un peu plus tôt cette année de l'ancienne scierie Forget. Emportée par les conséquences de la crise forestière, l'usine de sciage de bois résineux de Saint-Faustin-Lac Carré était fermée depuis novembre 2009. Depuis la relance des activités de l'usine, en mai dernier, une cinquantaine d'ouvriers ont ainsi pu retrouver leur emploi. Ce redémarrage a également un impact sur 150 emplois indirects. «On a été très bien accueilli par les gens du milieu. Leur soutien a facilité le redémarrage de nos installations», note Sébastien Crête, directeur général du Groupe Crête division Saint-Faustin.


Bien que le marché traditionnel du secteur du bois de sciage ne redémarre toujours pas, Sébastien Crête se dit confiant, puisqu'il peut compter sur la diversification de son entreprise familiale, qui est située à Saint-Séverin en Mauricie et oeuvre dans le domaine depuis plus de 60 ans. «Comme on participe à la deuxième et à la troisième transformation, on est un peu moins exposé au marché ordinaire que d'autres scieries , dit-il. On a des marchés de niche, des produits à haute valeur ajoutée dans le revêtement extérieur et dans le bois de patio, des usines flexibles qui offrent des produits certifiés FSC. Ce sont des atouts qui nous permettent de tirer notre épingle du jeu.» Le Fonds de solidarité FTQ fait partie des partenaires financiers de ce projet de relance, avec un investissement de 2 M$.

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