Enfouir en dernier recours

Publié le 04/04/2009 à 00:00

Enfouir en dernier recours

Publié le 04/04/2009 à 00:00

Par Marc Gosselin

Leader du développement durable à l'échelle municipale au Québec, Victoriaville ne fera pas de passe-droit aux autres municipalités ou MRC qui voudront enfouir leurs matières résiduelles au nouveau site de Saint-Rosaire, et géré par Gesterra, un partenariat public privé unique conclut entre Gaudreau Environnement et la MRC d'Arthabaska.


En entrevue au journal Les Affaires, Roger Richard, le maire de Victoriaville, dit que les nouveaux clients, qu'ils proviennent du secteur privé, des villes ou des MRC, "doivent adhérer aux principes que nous avons mis de l'avant au cours des dernières années, c'est-à-dire la collecte à trois voies [recyclage, compost, déchets]".


Bon an mal an, le dossier de la gestion des matières résiduelles défraie les manchettes dans la région de Montréal, notamment en raison de la durée de vie limitée du site de Lachenaie où sont enfouis les déchets des Montréalais. Aux antipodes de cette situation, Victoriaville vient d'ouvrir un site d'enfouissement d'une capacité de 300 ans.


"Nous avons un permis d'opération de 250 000 tonnes par an. Or, nous prévoyons fonctionner à un maximum de 90 000 tonnes par an. Nous avons refusé des clients au cours de la dernière année", confirme M. Richard.


Contrôler les coûts


Avec son site d'enfouissement, Roger Richard estime que la MRC d'Arthabaska sera en mesure de mieux contrôler ses coûts que d'autres régions du Québec.


"La facture pour enfouir nos déchets n'ira pas en diminuant au Québec. Les normes environnementales sont de plus en plus sévères et les sites sont de moins en moins nombreux. Certes, des technologies comme les biogaz pourraient faire des miracles, mais peu de municipalités pourront se payer le luxe de produire de l'énergie avec leurs déchets. Nous avons plutôt pris le pari de les réduire à la source. Il n'est pas impossible, éventuellement, que nous ouvrions les sacs avant de les enfouir pour détourner davantage de matières résiduelles du site d'enfouissement", rapporte celui qui a été directeur général de la Commission scolaire des Bois-Francs avant de devenir maire de Victoriaville, en 2001.


En 2007, Gaudreau Environnement et la MRC d'Arthabaska se sont unies dans un partenariat public-privé unique pour créer une société de gestion des matières résiduelles sur le territoire de la MRC, Gesterra. Propriété à 51 % de la MRC et à 49 % de Groupe Gaudreau, la société gère le lieu d'enfouissement de Saint-Rosaire, ainsi que le centre de tri de la MRC.

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