REER : il y a toujours une raison pour ne pas investir

Offert par Les Affaires


Édition du 25 Janvier 2014

REER : il y a toujours une raison pour ne pas investir

Offert par Les Affaires


Édition du 25 Janvier 2014

Par Bernard Mooney

Pour la majorité des épargnants, il n'est pas facile d'investir. Peu importe que ce soit pour leur retraite ou un autre projet important, il est toujours difficile d'épargner de l'argent et encore plus de l'investir intelligemment.


Bien des gens ont des problèmes à l'admettre. Ils préfèrent se vautrer derrière des épouvantails.


Comme cette personne rencontrée durant le temps des fêtes qui m'a abordé en lâchant : «Pas question que j'investisse en Bourse après une telle hausse». Je parlais avec un ami de l'importance du régime enregistré d'épargne-retraite (REER) pour un nombre de plus en plus grand de travailleurs. Les généreux régimes de retraite privés et publics sont choses du passé.


Un peu plus tard, mon ami m'a confié que cette personne était experte pour trouver chaque année une raison de ne pas investir.


Nombreux épouvantails


Peu importe l'époque et le contexte, vous trouverez toujours des raisons pour éviter le placement, et plus spécifiquement la Bourse.


> «Nos gouvernements sont trop endettés.»


> «On se dirige vers une récession.»


> «Les dirigeants d'entreprises sont trop malhonnêtes.»


> «Wall Street est trop corrompu.»


> «Le marché est bien trop cher.»


> «Le dollar plongera.»


> «J'attends un krach avant d'acheter.»


J'ai entendu ces commentaires pratiquement chaque année depuis mes débuts comme journaliste financier en 1986. Car ce ne sont pas les épouvantails qui manquent, jamais.


Que bien des épargnants redoutent ces motifs est peu surprenant. Ce qui est dérangeant, selon moi, c'est que bien de ces peurs sont promues par des experts et des spécialistes, souvent uniquement à des fins de marketing. Il est en effet plus facile de vendre son produit et son service en utilisant l'effet de levier qu'est la peur.


D'autres commentaires sont vraiment sincères, ce qui ne les rend pas moins dangereux.


Warren Buffett mentionne que, lorsqu'il a annoncé à son père son intention de lancer un fonds privé, ce dernier lui a dit que c'était une bonne idée, «mais attends un peu, car le marché est trop cher». Son mentor Benjamin Graham lui a fait exactement la même remarque.


«Si je les avais écoutés, j'attendrais encore», affirme le légendaire investisseur. Autrement dit, la voie de la rationalité et de la richesse est d'affronter ses peurs et d'investir.


Les atouts du REER


Le premier conseil que je peux vous donner est de prendre une grande respiration, de rejeter vos craintes irrationnelles et de mettre votre argent au travail.


Le REER est un instrument qui possède plusieurs atouts pour les gens frileux à l'égard de la Bourse. D'abord, qui dit REER dit pas pressé, car on investit dans ce régime avec un horizon de plusieurs années, voire plusieurs décennies. C'est exactement l'attitude qu'il faut pour réussir en Bourse.


En effet, il faut du temps pour s'enrichir. J'ai mentionné M. Buffett. Oui, il est milliardaire, mais de sa fortune de 60 milliards de dollars, environ 59,7 G$ ont été accumulés après son cinquantième anniversaire. Il a un grand génie pour investir, mais le temps est le véritable secret de sa réussite.


Et comprendre la valeur du temps est la plus importante leçon financière de votre vie.


Autre élément important : cessez de vous concentrer sur la performance passée des indices boursiers. Vous ne pouvez pas acheter le passé. Ce qui compte, c'est ce que vous obtenez lorsque vous achetez un titre (ou un indice), en ce qui a trait aux bénéfices à venir, aux dividendes et aux rendements.


Vous devez comparer cela à ce que vous offrent les autres placements comme les obligations, les certificats de placement et les certificats de dépôt. Si vous faites cette comparaison, vous vous rendrez compte que la Bourse demeure incontournable pour votre REER.


Pondération et nombre de titres


Si vous êtes dans la deuxième partie de votre carrière, dans le dernier sprint de votre vie professionnelle vers la retraite, vous devriez avoir au moins 60 % de votre actif en actions.


Enfin, le dernier conseil qui peut vous aider est de miser sur la simplicité. Bâtir un portefeuille simple coûte moins cher, rapporte plus et diminue les maux de tête.


Pour y arriver, il est préférable de ne pas essayer d'avoir dans son portefeuille tous les actifs, dans toutes les régions du monde. Si vous choisissez vous-même vos actions, un portefeuille de 100 000 $ peut contenir un maximum de 15 à 20 titres, dont 25 % devraient être canadiens et le reste américains.


Si vous préférez la voie passive des FNB, vous avez besoin d'un FNB pour votre participation canadienne et un autre fonds pour les États-Unis (le S&P 500 fait très bien l'affaire).


Gardez ça simple, car le but est de faire de l'argent et non d'impressionner vos voisins ou vos amis !


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