Quand philanthropie rime avec marketing, selon Dany Bonneville

Publié le 06/11/2017 à 00:03

Les entreprises doivent redonner à la collectivité. Ce ne sont pas que de belles paroles pour Dany Bonneville, coprésident des Industries Bonneville. Or, dans un contexte où les dons du secteur privé sont plus sollicités que jamais, le chef d’entreprise a trouvé un moyen pour convaincre la communauté d’affaires à donner... autrement.

Les Industries Bonneville ont mis sur pied leur mission philanthropique il y a une dizaine d’années. «Au départ, on ne savait pas trop où cela nous mènerait, confie Dany Bonneville. On a bâti des maisons pour différentes fondations afin de soutenir leurs activités de financement, mais rapidement, nous avons compris qu’on pouvait jouer un rôle sur différents plans.»

Le coprésident est conscient qu’avec son statut, il jouit d’une certaine influence auprès de Québec inc. «Je sais bien que si je demande à mon adjointe d’amasser 200 000$ pour une cause, dit-il avec son franc-parler, elle n’aura pas le réseau de partenaires et de fournisseurs pour mettre sur pied une collecte de fonds de cette envergure.» En acceptant la présidence d’honneur de la campagne de financement de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC pendant 4 ans, il a toutefois pu «agir comme effet de levier» et contribuer à amasser plus de 800 000$.

Une vraie réussite, mais Dany Bonneville le reconnaît lui-même: «Les entreprises sont sollicitées de partout. À un certain moment, il y a une limite à ce qu’elles peuvent donner.»

La philanthropie réinventée
C’est au cours d’échanges avec Anne Hudon, la présidente-directrice générale d’Opération Enfant Soleil, qu’une idée lui a traversé l’esprit: si les entreprises épuisent rapidement leur budget de philanthropie, «il faut qu’on puisse trouver quelque chose qui leur permettra d’aller piger plutôt dans leur budget marketing», relate Dany Bonneville. Ce faisant, il faut pouvoir proposer un «don» permettant à l’entreprise d’en tirer un certain avantage...

Cette réflexion a été le déclencheur de la certification Entreprise Enfant Soleil (EES). «En gros, il s’agit d’une certification philanthropique annuelle qui permet au public de déterminer les entreprises qui ont à cœur nos enfants malades», résume Dany Bonneville. C’est une première au Québec.

Le principe est simple: en devenant une Entreprise Enfant Soleil, l’organisation a le droit d’apposer sur ses produits, sur ses camions de livraison ou sur tout autre outil de communication un sceau confirmant son adhésion au programme.

«C’est un peu comme le sceau “Choix du consommateur”, dit Dany Bonneville. On croit que le public finira par reconnaître la certification et encouragera les entreprises qui l’affichent. Si le consommateur a le choix entre acheter des thermostats Stelpro (qui est une Entreprise Enfant Soleil) ou une marque concurrente, on espère qu’il achètera la première!»

Le marketing de cause
La certification EES s’inscrit dans la tendance du marketing de cause: les consommateurs exigent de plus en plus des marques qu’elles respectent leurs valeurs, qu’elles soutiennent les causes qui comptent pour eux... et c’est en plein ce que propose la certification Entreprise Enfant Soleil.

D’un côté, on trouve l’aspect marketing (l’entreprise investit des sommes en vue d’accroître ses ventes); de l’autre, il y a le volet philanthropique (les sommes investies servent à soutenir une cause).

Pour Dany Bonneville, si la certification EES a le potentiel de créer une communauté de consommateurs avisés, elle vise aussi à solidifier un regroupement informel d’entreprises. «Si je suis une entreprise certifiée EES et que je veux acheter un photocopieur, illustre-t-il, je pourrais d’abord regarder auprès des fournisseurs de photocopieurs de la communauté EES... C’est le mouvement qu’on aimerait créer.»

Un grand mouvement qui fait passer les traditionnelles campagnes de financement à un tout autre échelon... pour le bien des enfants malades du Québec!

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