Food 4 Pets Canada et son succès instantané

Publié le 02/03/2018 à 16:53

Michel Collerette et Dominique Martin Jr

En novembre 2015, Michel Collerette et son équipe montaient un plan d’affaires. Treize mois plus tard, l’usine de 20 000 pieds carrés à Acton Vale commençait à prendre forme. En mars 2017, le premier lot de production était lancé, et en neuf mois, le chiffre d’affaires de Food 4 Pets Canada dépassait les 2 millions de dollars. Une réussite impressionnante !


« Notre plus grand défi a été de gérer une croissance très rapide, dit l’entrepreneur Michel Collerette. On avait cerné une belle occasion d’affaires dans le marché, mais on n’aurait jamais imaginé une réponse aussi positive ! »


Pour faire face aux défis d’une telle croissance, Food 4 Pets a pu compter sur un allié précieux : la Société d’aide au développement des collectivités (SADC).


« Une entreprise manufacturière, qui opère dans le secteur de la transformation agroalimentaire et qui, de plus, est gérée par des entrepreneurs qui ont fait leurs preuves : Food 4 Pets est un bel atout pour la région », résume Éric Thibodeau, directeur général de la SADC de la région d’Acton, une région où la production agricole occupe 97 % du territoire.


Le flair pour les bonnes affaires


Food 4 Pets Canada (F4P) se spécialise dans la production de nourriture en conserve pour chats et chiens. En plus des produits Romeo, sa marque maison vendue à travers le Canada sur le marché spécialisé, l’entreprise développe et produit des conserves pour les animaleries à travers tout le pays.


« Avant notre arrivée sur le marché, les compagnies canadiennes devaient s’approvisionner auprès de manufacturiers américains, dit Michel Collerette. Or, leur façon de faire est bien différente de la nôtre : alors que Food 4 Pets développe des recettes personnalisées et exclusives, nos concurrents américains demandent à leurs clients de choisir entre une recette A, B ou C. »


Une compagnie désire une recette de canard, petits pois et patates douces pour les félins ? Une nutritionniste de l’entreprise l’élabore, une équipe s’assure de l’approvisionnement local des ingrédients et l’usine la prépare dans le respect des normes les plus strictes de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).


Des entrepreneurs d’expérience


Michel Collerette n’en est pas à sa première expérience en lancement d’entreprise. « Entrepreneur en série ? On peut dire ça », dit le résident de Saint-Charles-sur-Richelieu.


En face de la nouvelle usine de Food 4 Pets Canada de la Montérégie, un édifice abrite un autre projet du passé de l’homme d’affaires : une usine de noix et d’arachides rôties en vrac. Il y a 4 ans, l’entrepreneur de 65 ans a aussi vendu son entreprise manufacturière de litières à chat, Odour Buster.


« Je voulais prendre ma retraite, mais je me suis ennuyé, explique Michel Collerette. J’ai alors choisi de me lancer un autre — dernier ? — défi entrepreneurial. »


Sans faire de rapprochements douteux, on peut dire que le saut n’était pas trop grand de la litière à la nourriture, puisque les deux produits partagent clients et chaîne de distribution.


« C’était facile de prendre le pouls de l’intérêt de nos clients pour un produit en conserve canadien ! » dit l’homme d’affaires. D’autant plus que Dominique Martin, l’un des associés dans l’aventure, aujourd’hui vice-président, cumulait plus de 12 années d’expérience dans le marché de la nourriture en conserve pour chien et chat.


Accompagner le savoir-faire


En somme, la feuille de route des associés était longue et leur carnet de contacts bien rempli, ce qui ne les a pas empêchés d’apprécier les services d’encadrement offerts par la SADC, en particulier pendant la période de démarrage. « On a dû revoir les prévisions financières à plusieurs reprises pour accommoder la croissance effrénée des opérations », explique Éric Thibodeau.


La SADC a offert à Food 4 Pets du financement souple et adapté à sa forte croissance, et l’a accompagnée dans sa recherche de partenaires. Elle a entre autres permis à F4P d’aller chercher du financement rapide pour investir dans des équipements haut de gamme à forte production, dès ses premières heures d’opération.


Ce coup de pouce a été le bienvenu, car F4P devait composer avec un fonds de roulement gourmand, avant même le lancement de sa première recette. « Il fallait avoir sous la main les liquidités pour acheter un grand volume de matières premières », souligne Michel Collerette.


Une tendance qui s’accélère


Au Canada, le nombre de chats et de chiens de compagnie est passé d’environ 13 millions en 2014 à plus de 16 millions en 2016, selon l’Institut canadien de la santé animale. La SADC continuera donc d’accompagner la jeune entreprise dans sa croissance… parce qu’on peut aussi avoir besoin d’aide quand tout va bien, voire trop bien !


Chiffre d’affaires après 9 mois : 2,2 millions de dollars


Nombre d’employés à ce jour : 23


Quantité de viande utilisée par semaine : 32 tonnes


Boîtes de conserve produites en 2017 : 2,5 millions


Taux de croissance prévu dans les cinq prochaines années : 30 % à 35 % par an


 

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