Un stage à l’étranger, un plus dans le CV

Publié le 05/04/2013 à 15:46

Un stage à l’étranger, un plus dans le CV

Publié le 05/04/2013 à 15:46

En 2012, Ann-Marie Létourneau a été en stage pendant quatre mois en Chine et Louis-Philippe Préfontaine-Dastous a passé huit mois dans une entreprise en Inde. Ils faisaient partie d'une trentaine d’étudiants québécois qui ont participé à un stage à l’étranger par le biais de l’AIESEC-Laval. Cette expérience dans les pays émergents représente un bon point dans leur CV.


Ils sont partis à l’aventure. Ils n’ont pas choisi l’Europe ou les États-Unis. Pour sortir de leur zone de confort, découvrir une culture bien différente de la leur et appréhender un des marchés les plus en croissance dans le monde aujourd’hui, ils ont choisi l’Asie.


Ann-Marie Létourneau, 21 ans, étudiante en gestion internationale (bac),  s’est envolée en avril 2012 pour Tianjin, à moins de deux heures de la capitale chinoise, Beijing, pour être stagiaire dans une entreprise de commerce électronique, Linky Sense.


Dans cette PME de 200 employés, «seulement deux personnes parlaient anglais », se souvient Ann-Marie Létourneau, qui s’est mise au chinois.


La barrière de la langue a été l’un des principaux défis de son stage. Cependant, la jeune femme, qui était employée au service marketing pour faire notamment de la description de produits pour les sites d’achat européens de la société, assure qu’« il y a une grosse demande de travailleurs qui parlent français ».


Elle était partie pour découvrir un nouveau pays et une économie en émergence, l’une des plus puissantes du monde. « Cette expérience a complètement changé l’image que je me faisais de la Chine et m’a aidée à comprendre le processus de vente de produits sur le marché international », constate l’étudiante.


Un atout prisé des entreprises


De retour au pays, elle s’est vite rendu compte que son stage en Chine intéressait beaucoup les entreprises au Québec.


Creaform, une firme de technologie de mesure optique en 3D située à Lévis, lui a proposé un poste de développement de marché, qu’elle a toutefois refusé pour poursuivre ses études.


« Avoir fait un stage à l’étranger est un atout important notamment pour les postes en lien avec nos filiales à l’étranger (France, Allemagne, Chine et Japon) », explique Olivier Vachon, directeur des ressources humaines de la boîte.


Même si peu d’employés de Creaform ont une expérience à l’étranger, les candidats qui affichent ce parcours sont appréciés.


« Ce sont souvent des fonceurs, des débrouillards. Leur stage leur a apporté des contacts sur place ainsi qu’une bonne connaissance de la gestion des entreprises dans des pays où nous avons des intérêts commerciaux», poursuit le directeur.


Louis-Philippe Préfontaine-Dastous, 27 ans, titulaire d'un bac en génie biotechnologique et actuellement en cours de MBA gestion internationale, a posé pour sa part ses bagages à Chennai, dans le sud-est de l’Inde, en mai 2012.


Il a travaillé dans un tout autre domaine que le sien en s’occupant du développement des affaires et de la gestion de projets dans une entreprise d’informatique et de technologie de l’information.


Démontrer un savoir-être


«J’ai un profil d’entrepreneur. Dans les biotechnologies, il y a plus d’opportunités en Amérique du Sud, en Chine, en Inde ou en Afrique qu’au Québec», explique-t-il.


Alors, pour se familiariser avec ses futurs marchés et interlocuteurs, il a voulu aller voir de près à quoi cela ressemblait. Le choc culturel a été fort. « Ce qui a été difficile ? La pauvreté, la pollution, le bruit, la notion du temps et de la hiérarchie qui sont différentes des nôtres », se souvient Louis-Philippe Préfontaine-Dastous.


Il ne compte pas postuler un emploi. Il a déjà un plan d’affaires pour lancer un cabinet de consultation internationale à l’adresse des entreprises qui souhaitent s’installer en Afrique. Mais il sait que son expérience en Inde l’aidera toute sa vie.


D’ailleurs, même pour les entreprises dont les activités sont centrées au Québec, le stage à l’étranger dans un CV est un bon point.  


Il dénote «une certaine autonomie, une capacité à aller de l’avant, à être proactif», remarque Caroline Gendron, responsables des nouvelles ressources et du recrutement de LGS, une société de conseils en technologie de l’information et management.


Des qualités utiles dans toute entreprise. En conclusion, selon Caroline Gendron, « avoir fait un stage à l’étranger ne nous montre pas un savoir-faire mais un savoir-être ». Et c’est au moins aussi important que bien des diplômes aux yeux d’un employeur.


 


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