Des étudiants très convoités par les entreprises

Offert par Les Affaires


Édition du 22 Février 2014

Des étudiants très convoités par les entreprises

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Édition du 22 Février 2014


Débrouillardise et autonomie


Même lorsque l'entreprise n'est pas une multinationale et que le poste ne comporte aucune affectation à l'international, avoir fait un stage à l'étranger peut permettre de se démarquer. «Toutes les compétences non techniques qu'ils ont acquises peuvent être valorisées lors d'un entretien : la débrouillardise, l'autonomie, les compétences linguistiques, l'ouverture d'esprit, etc. Autant de qualités que recherche un employeur auprès de ses recrues», souligne l'agente. Ces traits de personnalité paraissent souvent en entrevue. «C'est déstabilisant de partir travailler à l'étranger. Ça oblige à trouver des solutions, à se remettre en question. Un étudiant peut illustrer les traits forts de sa personnalité avec des exemples concrets pris lors de son stage à l'étranger. C'est très convaincant pour un employeur», fait valoir Esther Caouette.


Par ailleurs, le multiculturalisme dans les entreprises québécoises amène les employeurs, préoccupés d'assurer l'harmonie au sein de l'entreprise, à rechercher des personnes ouvertes et sensibilisées aux différences culturelles. Ce que sont, de fait, les étudiants qui ont vécu à l'étranger.


Simon Côté, 32 ans, devait faire un stage pendant ses études au bac en gestion du tourisme et de l'hôtellerie. C'était obligatoire dans son cursus, mais rien ne l'obligeait à le faire à l'étranger. Il avait le goût de travailler à l'international et s'est donc lancé. Aujourd'hui, il juge que son stage effectué deux sessions avant l'obtention de son diplôme au Novotel de Bangkok a été un «choix stratégique». «Non seulement j'ai pu confirmer que j'avais envie de travailler à l'étranger, mais en plus, j'ai pu montrer mon leadership, ma capacité à me faire accepter dans une équipe», raconte-t-il. Si bien que quelques semaines avant la fin de ses études, il signait son premier contrat pour retourner en poste à Bangkok. Depuis, il va de poste de responsabilité en poste de responsabilité, de pays en pays, dans les hôtels les plus prestigieux d'Asie. «Ce sont des occasions que je n'aurais pas eues, alors que j'étais si jeune, en Europe ou en Amérique du Nord, reconnaît le directeur de la restauration de l'hôtel Shangri-La de Manille. Le stage m'a apporté un réseau énorme de gens que j'aurais eu beaucoup de mal à rencontrer, sinon. Dans mon domaine, ça ouvre des horizons.»


Les étudiants québécois appréciés


Des étudiants de tous les programmes veulent faire des stages à l'étranger, constate Christine Bergeron. Ce qui pousse les universités à s'adapter pour accompagner la tendance - l'organisation d'un stage à l'étranger demande trois fois plus de travail qu'un stage fait au Québec, selon le directeur du service des stages et du placement de l'Université de Sherbrooke, Denis- Robert Élias - et même pour la favoriser.


En effet, elles sont pour la plupart partisanes du départ à l'étranger de leurs étudiants, qui pourront ainsi acquérir une expérience qui améliorera leur employabilité. «L'école a un rôle à jouer là-dedans», affirme Esther Caouette, selon qui «rendre obligatoire le stage à l'étranger serait sûrement excellent». Mais pour cela, «il faut se structurer afin d'aider les jeunes, notamment financièrement». À l'UQAM, les choses bougent aussi : un nouvel atelier consacré aux étudiants qui souhaitent faire un stage à l'étranger vient d'être créé. L'objectif est de les informer sur tous les aspects pratiques de leur projet (visa, logement, assurance, etc.).


Quant à trouver des lieux de stage, si les universités doivent se constituer un réseau d'entreprises, souvent alimenté par les étudiants eux-mêmes, les réponses à l'étranger sont généralement positives. Esther Caouette observe que «nos étudiants sont appréciés, ils sont reconnus pour être débrouillards et autonomes». Ils sont donc bien accueillis dans les entreprises du monde entier.


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