Accueillir un stagiaire sans enfreindre la loi

Publié le 19/02/2014 à 23:55

Accueillir un stagiaire sans enfreindre la loi

Publié le 19/02/2014 à 23:55

De plus en plus d’entreprises accueillent des stagiaires étrangers au Québec. Mais toutes ne savent pas que, même pour un stage, il est nécessaire d’avoir un permis de travail.


Été 2010, une étudiante française annonce en toute bonne foi aux douaniers de Montréal-Trudeau qu’elle vient au Québec pour faire un stage. La jeune femme n’avait pas de permis de travail, elle a été renvoyée immédiatement en France. Sous le choc. Même non rémunéré, son stage nécessitait d’avoir un permis de travail. Ni elle ni son employeur ne le savaient.


Pour éviter toute déconvenue, il est impératif de se renseigner précisément avant d’entreprendre des démarches pour accueillir un stagiaire. Plusieurs programmes existent pour faciliter l’embauche de stagiaires.


Le Permis Vacances-Travail est le plus connu. Il permet aux jeunes de certains pays de venir faire un stage et même travailler en parallèle jusqu’à un an. Mais le nombre de permis est limité et ils s’arrachent dès leur émission.


Le Canada a aussi établi des accords avec certains pays pour accueillir des stagiaires dans le cadre de programmes de coopération internationale.


Un stagiaire peut aussi venir travailler au Québec avec le Programme des Travailleurs étrangers temporaires (PTET), administré conjointement par le ministère de l’Immigration des Communautés culturelles (MICC) et le gouvernement fédéral. Une convention de stage doit être présentée à l'appui de la demande et, dans le cas d’un stage non rémunéré, il est exempté de l’évaluation de l’offre d’emploi (Avis relatif au marché du travail), ce qui supprime une étape dans le processus.


À savoir : un étranger qui a déjà fait un stage au Québec peut, sous certaines conditions, voir les procédures d’immigration accélérées s’il souhaite revenir travailler au Québec dans les mois qui suivent.


«Les employeurs peuvent vouloir retenir les travailleurs temporaires spécialisés recrutés à l’étranger. C’est précisément pour eux que le MICC a créé le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) », explique Karine Baribeau, de la direction des affaires publiques et des communications au ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles.

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