Cinq conseils pour bien négocier le virage du Web 2.0

Publié le 14/04/2010 à 10:00

Cinq conseils pour bien négocier le virage du Web 2.0

Publié le 14/04/2010 à 10:00

Par Alain McKenna

Au moment où certains spécialistes des technologies parlent déjà de l'avènement du Web 3.0, mieux connu sous le nom de Web sémantique, plusieurs dirigeants d'entreprises ne comprennent toujours pas encore tout à fait ce qu'est le Web 2.0. Dans son nouveau livre Comment entreprendre le virage 2.0, publié aux Éditions Transcontinental, Raymond Morin donne de nombreux conseils à ce sujet. En voici cinq.


1- Développer son identité numérique


L'identité numérique d'une entreprise est le total de toutes les traces qu'elle laisse sur Internet : comptes des utilisateurs, adresse numérique, commentaires ou documents mis en ligne sur des blogues, des forums ou des sites multimédias. L'identité numérique est également forgée par des commentaires des internautes au sujet de l'entreprise.


C'est une arme à deux tranchants, avertit M. Morin. Cet outil marketing puissant peut nuire à vos affaires s'il est négligé. " Vous devez porter une attention à votre identité numérique, sans quoi l'aventure pourrait se révéler désastreuse pour votre image de marque. " Au minimum, écrit l'auteur, il faut s'assurer que son identité numérique est protégée, notamment contre l'usurpation d'identité et son utilisation frauduleuse par des tiers.


2- Choisir le bon réseau social


Les réseaux sociaux sont plus nombreux qu'on le soupçonne au premier coup d'oeil. Il en existe au minimum une bonne douzaine et il est facile de s'y perdre. Autant déterminer à l'avance quels réseaux sociaux seront les plus pertinents pour l'entreprise.


Des sites comme Facebook s'adressent au grand public. Ils sont très informels : des internautes y publient parfois du matériel qui n'est pas destiné à être consulté au bureau. Ce sont toutefois de bons endroits pour déployer des stratégies de marketing. En revanche, le réseau professionnel LinkedIn permet de cibler des professionnels dans un cadre plus officiel.


3- Le b.a.-ba des services Web


La mobilité informatique n'est pas nouvelle en soi, mais elle a récemment provoqué une demande pour des services, accessibles par Internet, qui permettent d'accéder à distance à des outils de travail. Ce sont des services Web.


Mieux encore, mettez deux ou plusieurs de ces services en communication entre eux et vous obtenez des applications composites susceptibles d'améliorer la productivité de vos employés, constate Raymond Morin. " En combinant certains services, on augmente l'efficacité tout en s'ouvrant à de nouvelles utilisations ", écrit-il. Par exemple, jumeler la liste de ses succursales à l'application Google Maps, par exemple, aidera les clients à les localiser.


4- Partager le savoir à l'interne


Les nombreux départs à la retraite, une conséquence directe du vieillissement de la population, augmentent le taux de roulement de la main-d'oeuvre de certaines entreprises. Le départ d'employés rime avec la perte de connaissances. Bonne nouvelle : les technologies offrent un soutien efficace pour bien traverser cette période fertile en changements.


" En tant qu'entrepreneur, vous pouvez cibler plusieurs secteurs d'activité : la diffusion des meilleures pratiques, l'avancement de la R-D, la formation de personnel et l'archivage de données et d'information ", conseille l'auteur. Il ajoute que des outils comme un système de gestion du contenu, ou un wiki - un site Web collaboratif où chaque visiteur peut participer à la rédaction du contenu -, peuvent aider à diffuser les connaissances aux bonnes personnes au sein de l'entreprise.


5- Gare à la génération C


La prochaine génération de travailleurs a été définie par la firme Trendwatching comme la génération C, qu'elle définit comme connectée, citoyenne et consommatrice. Elle représente 1,5 million d'individus au Québec, selon le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO). Cependant, toutes les entreprises québécoises ne sont pas prêtes à les accueillir de façon adéquate.


" Contrairement aux générations précédentes, celle-ci ne se définit pas par son métier. Par conséquent, le monde professionnel doit répondre à ses attentes. La génération C vient forcer la main aux entreprises, les obligeant à repenser leurs méthodes de travail et de collaboration ", croit Raymond Morin.

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