Pourquoi dire non à de l'argent facilement gagné?

Publié le 01/01/2013 à 11:29, mis à jour le 23/01/2013 à 10:56

Pourquoi dire non à de l'argent facilement gagné?

Publié le 01/01/2013 à 11:29, mis à jour le 23/01/2013 à 10:56

REER 2013. Analyser des titres ? Ouf ! Comprendre la mécanique des taux d'intérêt ? Ark ! Anticiper l'impact des dettes souveraines sur son portefeuille... vite, des aspirines ! Pourquoi ne pas d'abord exécuter le jeu de base, des gestes payants, à la portée de tous, mais que peu de gens se donnent la peine de faire ?


1. Le plus facile : payez-vous d'abord


Un vieil adage dit "payez-vous en premier". À l'ère des services bancaires sur Internet, rien n'est plus facile. Il suffit d'automatiser les transferts entre deux comptes à une fréquence régulière. Chronomètre en main, nous avons fait le test : entre un compte de la Banque Royale et un compte à intérêt élevé d'ING, il a suffi de 81 secondes, en hésitant un peu, pour faire cette programmation (cela ne comprend pas le temps requis pour ouvrir un compte dans une banque virtuelle).


Si vous êtes payé toutes les deux semaines, programmez des prélèvements toutes les deux semaines. Idéalement, transférez l'argent dans un compte où les liquidités ne sont pas facilement accessibles. Un seul petit obstacle, comme l'incapacité d'accéder à votre argent par guichet automatique, peut vous aider à ne pas piger dans la cagnotte. 


"De plus, si vous avez des enfants et que vous n'avez pas besoin des allocations versées par les gouvernements pour boucler vos fins de mois, mettez-y ce montant", dit Martin Blais, spécialiste en gestion de patrimoine chez InVisio patrimoine conseil. En déposant seulement 100 dollars par mois mais vous pouvez sans doute faire mieux dans 18 ans, vous aurez accumulé 21 000 dollars, avant intérêts.


L'épargne systématique a aussi l'avantage de vous permettre d'investir... systématiquement. C'est possible avec les fonds communs de placement (FCP). Vous pouvez programmer l'achat de parts à une fréquence régulière. "Vous résisterez mieux à la tentation d'acheter un titre populaire, dont le prix est élevé, et de le revendre quand il est en défaveur et que son prix est en baisse, dit François Têtu, conseiller chez Valeurs mobilières Desjardins. Vous placerez plutôt un montant précis chaque mois, achetant plus de parts quand les prix chutent et moins quand les prix montent." En fin de compte, vous obtiendrez un prix moyen raisonnable. 


Parallèlement à cette approche, il y a la "méthode d'encaisse", qui consiste à investir systématiquement les liquidités en portefeuille dès que les marchés subissent une forte correction et que les titres sont soudainement "soldés". "Toutefois, comme il est impossible de savoir si le marché a touché son creux, échelonnez votre investissement", conseille Martin Blais. Placez, par exemple, trois tranches de 5 000 dollars tous les trois mois, plutôt que 15 000 dollars d'un seul coup.


Sur le même sujet

La dette du Québec et le déficit actuel

        Au sujet des auteurs du blogue : Patrick Thénière et Rémy Morel ...

Un gestionnaire d'envergure pessimiste envers le Canada

Combien de fois avons-nous entendu parler des risques économiques qui ...

Réagissez à cet article
 commentaires

À la une

Rio Tinto expérimente la mine sans mineur

Édition du 19 Avril 2014 | Suzanne Dansereau

Afin de mieux traverser la crise financière qui les secoue, les minières doivent investir davantage dans l'innovation.

Immobilier: n’achetez jamais à l’aveuglette

18/04/2014 | Yvan Cournoyer

BLOGUE. En immobilier, on jongle avec des milliers de dollars à chaque étape. Un mauvais coup peut être onéreux.

Telus achète Mobilicity, prise trois

20/04/2014

Telus a déjà tenté par deux fois d'acheter le petit fournisseur.