Des cabinets ouverts sur le monde

Offert par Les Affaires


Édition du 23 Janvier 2016

Des cabinets ouverts sur le monde

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Édition du 23 Janvier 2016

« Nous avons eu l’occasion d’accompagner des entreprises d’ici qui avaient décroché des contrats d’animation aux Jeux olympiques de Sotchi ou d’autres à Hong Kong dans le domaine de la finance. Ce n’est pas anecdotique. C’est une tendance forte dans no

Mondialisation oblige, les cabinets de droit des affaires montréalais s'efforcent de servir leurs clients à l'extérieur de nos frontières, ainsi que de bien accompagner les entrepreneurs étrangers qui souhaitent s'établir au Québec.


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«Si on m'avait dit, il y a trois ans, que j'accompagnerais des clients à Moscou, Singapour ou Hong Kong, je ne l'aurais pas cru, dit Michel Brunet, président de Dentons Canada. Pourtant, c'est la réalité que nous vivons aujourd'hui.»


Créée en 2013 à la suite de la fusion des cabinets Salans, SNR Denton et Fraser Milner Casgrain, Dentons a vu les Américains de McKenna Long & Aldridge les rejoindre en 2015. Le cabinet est présent en Amérique du Nord, en Europe, en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique. Le 18 décembre, grâce à une fusion avec les cabinets colombien Cárdenas & Cárdenas et mexicain López Velarde, Heftye y Soria, Dentons faisait son entrée dans ces deux grandes économies de l'Amérique latine.


«Nous avons eu l'occasion d'accompagner des entreprises d'ici qui avaient décroché des contrats d'animation aux Jeux olympiques de Sotchi ou d'autres à Hong Kong dans le domaine de la finance. Ce n'est pas anecdotique. C'est une tendance forte dans notre cabinet», explique Michel Brunet.


Suivre ses clients à l'étranger


«Entrer sur un marché étranger, être confronté à des règles, des moeurs, des cultures et des langues différentes, cela représente toujours un risque pour nos clients, indique Xavier Van Overmeire, avocat-conseil et chef régional, commerce international chez Dentons Canada. Ils sont plus à l'aise lorsqu'ils peuvent faire affaire avec les avocats qu'ils connaissent.»


Norton Rose Fulbright constate aussi cette importance redoublée des activités à l'international. «Que ce soit pour des investisseurs institutionnels québécois, des entreprises qui décident de prendre de l'expansion à l'étranger ou des entreprises étrangères qui souhaitent faire des acquisitions au Québec, les transactions multinationales représentent des occasions d'affaires intéressantes», indique Alain Ricard, associé et administrateur du groupe Droit des affaires au bureau montréalais de Norton Rose Fulbright. Cette internationalisation touche également le recrutement, comme le constate BCF : «Notre bassin de main-d'oeuvre, c'est maintenant la planète», dit l'associé directeur, Mario Charpentier.


Récemment, le cabinet a embauché des Américains, notamment en droit de l'immigration et droit des brevets, des Russes, une Britannique et des Français. «Certains d'entre eux ont des doctorats d'universités aussi prestigieuses que Stanford, Yale ou la Sorbonne, et ils souhaitent travailler chez nous, au Québec, poursuit-il. Cela témoigne d'une belle force d'attraction.»


Pour les jeunes avocats arrivant sur le marché du travail, le message est toutefois clair. La concurrence est rude et peut venir de partout. Il faut donc s'armer d'une solide formation pour se démarquer.


Gestion serrée des coûts


Cette ouverture au monde arrive à point, car le marché montréalais offre peu de perspectives de croissance aux cabinets de droit des affaires présentement. L'économie tourne au ralenti et les dirigeants d'entreprise subissent des pressions sur la gestion des coûts.


Les cabinets doivent donc redoubler d'imagination pour répondre à la frugalité de leurs clients. Trois éléments sont particulièrement importants, selon Alain Ricard : l'expertise, la prévisibilité des coûts et la gestion de ceux-ci. «Notre plateforme internationale nous procure une masse de renseignements à jour sur les industries de nos clients, souligne-t-il. Nous devons déployer cet arsenal de connaissances dans l'accompagnement des projets de nos clients. C'est une véritable valeur ajoutée.»


Pour réduire les coûts, Norton Rose Fulbright a aussi fait des investissements conséquents dans des systèmes informatiques de gestion des connaissances. Déployer ces systèmes dans l'ensemble du réseau à l'international leur a permis de profiter d'économies d'échelle réduisant les coûts d'implantation.


«Ces investissements génèrent des économies pour nous et nos clients à moyen terme, affirme Alain Ricard. On parle d'outils qui nous permettent de rédiger plus efficacement des premiers projets ou encore de logiciels de gestion de projet nous aidant à optimiser les ressources lors de nos vérifications diligentes, etc.»


Chez Lavery, l'associé directeur Don McCarty constate, comme ses concurrents, que les entreprises confient une partie des mandats à l'interne et sont plus rigoureuses que jamais à l'égard des montants consentis aux cabinets pour des mandats externes. «Nous devons nous adapter, souligne Don McCarty. L'une des manières de le faire est de se montrer imaginatif sur le plan de la facturation, en sachant que les entreprises ne souhaitent pas tant payer moins cher que prévoir avec le plus d'exactitude possible à combien la facture finale s'élèvera», explique-t-il.


Cinq tendances qui transforment la profession d'avocat


1. L'automatisation des services juridiques en ligne


2. La pression de la clientèle sur les prix


3. Les modes originaux de tarification (à forfait, à pourcentage, par projet, etc.)


4. De nouveaux modèles d'entreprise


5. La spécialisation des cabinets


Source: Barreau-mètre 2015


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