Tout le monde doit s'impliquer


Édition du 19 Septembre 2015

Lancée en janvier dernier, l'initiative visant à propulser l'ambition féminine, L'effet A , lance ces jours-ci sa deuxième cohorte. Ces six personnes - dont deux hommes - se fixent la mission de réaliser en 100 jours un projet qui aidera les femmes à donner suite à leurs aspirations.


Cliquez ici pour consulter le dossier L'effet A


Parler de l'avancement des femmes entre femmes, c'est bien. Mais engager les hommes dans la conversation, c'est encore mieux. Et plus efficace. «L'inclusion de deux hommes envoie le signal fort que [cet enjeu] n'est pas une patente de femmes qui doit être réglée par des femmes. C'est un enjeu qui doit être regardé par l'ensemble des leaders et influenceurs aujourd'hui, pour changer la trajectoire de demain», dit Isabelle Hudon, chef de la direction, Québec, et vice-présidente principale, solutions clients, à la Financière Sun Life.


L'instigatrice de L'effet A continuera d'y participer activement. C'est d'ailleurs elle qui a recruté les membres de la deuxième cohorte. «Les six ont dit "oui" avant même que j'aie fini de leur poser la question», se réjouit-elle.


Robert Dumas, président de la Financière Sun Life au Québec, et Éric Forest, maire de Rimouski, se considèrent en fait «chanceux d'être les premiers» hommes à participer officiellement à L'effet A (plusieurs dirigeants masculins avaient cependant pris part aux défis de la première vague).


«Isabelle aurait dû penser à ça la première fois !» lance en riant Éric Forest. Le politicien est particulièrement sensible à la perception négative de l'ambition qu'ont encore les Québécois. Pourtant, avec les défis démographiques à venir, le Québec aura besoin de toutes ses forces vives pour assurer la pérennité de ses institutions.


«C'est toute la portée de L'effet A : apprendre à ces jeunes femmes à avoir de l'ambition, ce qui va les porter à trouver les solutions. L'ambition, c'est l'énergie, l'ingrédient incontournable», dit M. Forest.


Robert Dumas, qui a été un sponsor dans le défi d'Isabelle Hudon à l'hiver, s'était quant à lui porté volontaire si on incluait des hommes dans la deuxième vague. «Ce n'est pas une cause de femmes, c'est une cause de société», explique-t-il. Avoir des hommes autour de la table permettra selon lui d'accroître l'effet de levier, en plus de diminuer le risque que les efforts pour l'avancement des femmes engendrent un clivage.

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