Fusions et acquisitions: l'incertitude crée des opportunités

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Septembre 2017

Fusions et acquisitions: l'incertitude crée des opportunités

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Septembre 2017

DOSSIER FUSIONS ET ACQUISITIONS Nouveaux accords de libre-échange (CETA, ALENA), Brexit et élection de Donald Trump … D’après plusieurs experts, le contexte géopolitique serait particulièrement favorable aux acquisitions pour les compagnies québécoises.


Incertitude politique, restructuration ou concentration… Lorsque le contexte économique et géopolitique semble se tendre, ce serait paradoxalement le bon moment pour réaliser des fusions-acquisitions. « Qui dit incertitude dit opportunités, mais aussi plus de risques », estime Michel Magnan, qui pense que le Brexit pourrait ainsi avoir un impact favorable sur le prix et la disponibilité des compagnies anglaises. Et il n’est pas le seul : à en croire plusieurs experts du secteur, des événements comme le Brexit, l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis ou la signature de nouveaux accords de libre-échange (CETA, ALENA) seraient synonymes d’opportunités. « C’est peut-être peut le bon moment d’investir en Europe, où l’émergence de mouvements populistes en Europe crée de l’incertitude, comme au Royaume-Uni et en Allemagne, où des élections sont à venir», croit Nicolas Marcoux, associé au bureau de Montréal de PwC.


Chez Mc Carthy Tétrault, Karl Tabbakh a récemment observé une vague d’acquisitions au Royaume-Uni. « Avec la dévaluation de la livre sterling, certains actifs devenaient intéressants. Beaucoup de compagnies québécoises y sont allées malgré le Brexit et misent sur le fait qu’il y ait, à moyen terme, une entente entre l’Europe et le Royaume-Uni qui permettra un accès au marché européen».


Les Etats-Unis et l’Asie toujours présents


De même, « on ne constate contre toute attente pas d’effet anti-Trump », reprend Karl Tabbakh, qui estime que les Etats-Unis resteraient au contraire perçus comme « une économie stable et sécuritaire et un bassin de croissance quasi-exponentiel pour les québécois ». Preuve de ce fait, Mc Carthy Tétrault a choisi d’ouvrir un bureau à New York pour accompagner ses clients. « Rien qu’en étant présents dans 3 ou 4 états, on peut accroître significativement ses ventes, tout en ayant la même culture et un fuseau horaire proche», explique Brahm Elkin, président-fondateur du Club M&A.


Autre zone cible ? Les pays asiatiques, et notamment la Chine, l’Inde, le Pakistan, le Vietnam, « qui restent des opportunités d’affaires intéressantes pour développer ses sources d’approvisionnement », rappelle Yannick Lebel, au Groupe Conseil CFO. Ce n’est donc pas un hasard si des acteurs comme la Caisse des dépôts possèdent désormais un bureau à Singapour. « Les opportunités de croissance en Asie atteignent encore les 8 à 9% contre 2 à 2,5% au Québec », rappelle Patrick Boucher à Mc Carthy Tétrault LLP.


L’Europe, nouvelle terre promise ?


La conclusion du dernier traité sur le libre-échange (CETA) entre l’Europe et le Canada pourrait aussi amener son lot de transactions. Outre le nombre de manifestations d’intérêts des entreprises françaises, très actives au Québec en ce moment, cet accord pourrait aussi constituer une opportunité pour les PME en manque de relève.


« Certains producteurs québécois ont peur, mais on oublie que cet accord va dans les deux sens et qu’il s’agit d’une opportunité pour faire valoir notre savoir-faire sur le marché européen », complète Vincent Lecorne, pdg du CTEQ.


Yannick Lebel, du Groupe CFO, y voit déjà des débouchés dans le domaine des vins et des spiritueux. « J’ai hâte de voir ce que pourrait donner l’association d’un château de bordeaux avec une maison de vins de glace. Même chose dans le secteur des fromages, où l’on pourrait capitaliser sur des façons de faire différentes».


Un pari qu’a tenté la laiterie Chalifoux, en ouvrant son capital de façon minoritaire à une laiterie française, Alsace Lait, en vue de réinventer son offre dans le segment de l’ultra frais. La laiterie surveille de près les quotas d’importations à venir. « Avoir un pied sur le territoire européen peut nous permettre de prendre de l’avance sur les autres », affirme son dirigeant, Alain Chalifoux. Sans compter que les deux partenaires n’excluent pas de réaliser de nouvelles acquisitions ensemble, cette fois aux Etats-Unis.


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