L'entrepreneuriat, une attitude plus que des aptitudes

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Avril 2018

L'entrepreneuriat, une attitude plus que des aptitudes

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Avril 2018

Par René Vézina

Les Affaires a organisé en février un événement rassemblant des gens d’affaires de l’Outaouais. Sur notre photo, Louis-François Major, président du Groupe Major. [Photo : Sébastien Lavallée]

Les aspirants entrepreneurs sont particulièrement nombreux dans la région de l'Outaouais. En fait, avec Laval et Montréal, c'est là où on retrouve un des plus forts taux d'intention de se lancer en affaires, selon un relevé effectué par la Fondation de l'entrepreneurship en 2015.


Il y a toutefois un problème : s'il y a abondance sur la ligne de départ, le contingent est beaucoup plus mince à la ligne d'arrivée. C'est la conclusion à laquelle la Fondation arrivait dans son analyse.


En fait, cette situation n'est pas unique à l'Outaouais. Un peu partout au Québec, on note que les rêves demeurent souvent des rêves, même si le passage à l'action s'accélère ces dernières années, et c'est tant mieux.


De plus, l'Outaouais, particulièrement la - très - grande ville de Gatineau, fait face à un autre obstacle : le massif secteur public dans cet environnement immédiat qui comprend la capitale fédérale, Ottawa.


Très grande ville, parce que cette entité reconstituée qu'est Gatineau englobe aujourd'hui des municipalités situées à des dizaines de kilomètres, ce qui en fait maintenant, au chapitre de la population, la quatrième ville en importance au Québec avec plus de 265 000 habitants.


Allez donc parler d'entrepreneuriat dans une région où les carrières, sécurisées, abondent au gouvernement fédéral et dans les institutions parapubliques! De part et d'autre de la rivière Outaouais, on compte, par exemple, trois universités, des hôpitaux, des musées, des centres de recherche...


Pourtant, les entrepreneurs que nous avons réunis à la mi-février pour débattre de cet enjeu se sont montrés particulièrement éloquents et convaincants. Ils participaient alors à un panel organisé par Les Affaires.


S'y sont retrouvés quatre entrepreneurs invités par le journal pour témoigner de leur parcours devant un auditoire composé de leaders socioéconomiques de la région.


« C'est plus une question d'attitude que d'aptitude », dit Louis-François Major, président du Groupe du même nom, quand on lui demande s'il existe un parcours type pour devenir entrepreneur. La firme, qu'il a créée, est spécialisée dans la gestion des avantages sociaux pour les entreprises et les organismes.


C'est en 1999 qu'il l'a lancé son entreprise, après avoir passé quelques années au service d'une grande société financière.


Alain Geoffroy, lui, vient plutôt du secteur public et parapublic, omniprésent dans la région. Son implication comme président et cofondateur de la microbrasserie Les Brasseurs du Temps relève véritablement d'un changement radical de carrière, tellement qu'il a longtemps conservé un pied dans chaque univers avant de se consacrer définitivement à son rôle d'entrepreneur.


Charles Blouin, lui, avait dès l'université l'intention de se lancer en affaires. Le plus jeune membre de ce panel (il n'a pas 30 ans) a fondé Tyto Robotics. Son entreprise est active dans des secteurs de pointe, du genre de ceux qui s'imposent en ce nouveau siècle : les instruments de mesure des drones et autres objets téléguidés.


La question du financement se pose évidemment pour les tout jeunes entrepreneurs, mais M. Blouin a réussi à passer au travers, au point où il a reçu, l'automne dernier, un soutien de 220 000 $ des gouvernements du Québec et du Canada. Le Québec est confronté depuis un bon moment à tout l'enjeu du transfert des entreprises familiales. Au cours de ce panel, l'illustration nous en est venue de Mylène Chaumont, présidente de Sentinelle Santé, qui a graduellement repris la direction de cette clinique de soins médicaux que son père avait fondée.


Ces transmissions ne sont pas automatiques et les échecs sont malheureusement fréquents. Toutefois, une bonne complicité et de bonnes attitudes - pour reprendre l'expression de M. Major - aident à la réussite du passage des responsabilités.


Ces discussions en panel sont inspirantes, et encore plus lorsque l'auditoire s'implique et relance les discussions, comme ce fut le cas à Gatineau, sur le rôle, par exemple, que peuvent jouer les pouvoirs publics et les institutions académiques.



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