Bourses: Wall Street rebondit, Toronto monte

Publié le 04/03/2014 à 10:03

Bourses: Wall Street rebondit, Toronto monte

Publié le 04/03/2014 à 10:03

(Photo: Bloomberg)

Wall Street rebondit mardi, apaisée par le retrait des troupe russes d'Ukraine. Au Canada, Toronto clignote aussi dans le vert, suivant les bourses nord américaines.


Vers 11h30, le S&P/TSX gagne 84 points, ou 0,59%, à 14 297 points.


Le titre de Dorel, qui a dévoilé un bénéfice inférieur aux prévisions mais reste confiante pour 2014, recule de 14 cents, ou 0,39%, à 36,21$.


L'action de la Banque Scotia monte de 19 cents, ou 0,30%, à 63,32$. La banque a déclaré un bénéfice en hausse de 6,5%.


Au sud de la frontière, Wall Street rebondit mardi matin, apaisée comme les autres places financières mondiales par des propos du président russe Vladimir Poutine écartant pour l'instant la menace d'un confit armé en Ukraine: le Dow Jones prend 1,14% et le Nasdaq gagne 1,47%.


La veille, la crainte d'une escalade des tensions en Ukraine et son impact éventuel sur l'économie avaient fait trembler la Bourse de New York sans provoquer son effondrement: le Dow Jones avait lâché 0,94%, à 16 168 points, et le Nasdaq avait perdu 0,72%, à 4 277 points.


Le Dow Jones Industrial Average s'adjuge 184 points à 16 352 points et le Nasdaq, à dominante technologique, monte de 63 points à 4 340 points.


L'indice Standard & Poor's 500 prenait 1,17% (+22 points) à 1 867 points, dépassant en cours d'échanges son sommet historique atteint en clôture vendredi, de 1 859 points.


A l'instar de la Bourse russe et des places financières européennes, le soulagement était nettement perceptible mardi à Wall Street après des déclarations de M. Poutine qui ont été interprétées comme le signe d'un apaisement de la situation en Ukraine.


Lors d'une rencontre avec la presse à son domicile de Moscou, le président russe a certes dénoncé un «coup d'Etat» et une «prise de pouvoir par les armes» en Ukraine.


Mais il a aussi estimé que l'envoi de troupes russes dans le pays n'était «pas nécessaire pour le moment» et a nié tout siège des bases militaires ukrainiennes par des soldats russes en Crimée. Selon lui, les militaires non identifiés qui encerclent les bases sont des forces de défenses locales.


«On ne sait pas très bien comment dire +ouf+ en russe mais une chose est sûre, c'est un soupir de soulagement collectif», a résumé Patrick O'Hare, de la note d'information financière Briefing.com.


Autre signe jugé encourageant, le chef d'Etat russe a ordonné aux troupes qui effectuaient des exercices militaires inopinés à la frontière de l'Ukraine notamment depuis mercredi de rentrer dans leurs bases.


Traduisant le retour d'une certaine sérénité dans les échanges, l'indice VIX, dit «indice de la peur» qui mesure la volatilité des échanges, repartait en baisse après s'être envolé la veille, chutant de 10,88% à 14,26. L'or comme le prix du baril de brut, qui avaient flambé lundi, perdaient également du terrain.


Les investisseurs se détournaient aussi du marché obligataire qui avait bénéficié la veille d'une ruée des investisseurs vers les actifs jugés les moins risqués. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans bondissait à 2,658% contre 2,607% lundi soir et celui à 30 ans à 3,601% contre 3,557% à la précédente clôture.


Le marché actions américain est «donc libre de reprendre son cours normal à la recherche de nouveaux records, persuadé qu'un nouveau scenario du pire aura été évité, que la politique monétaire américaine restera très accommodante , et que tout sera bien plus positif pour le marché dans six mois», a ajouté M O'Hare.


Sur le front des valeurs, les groupes russes cotés à Wall Street, qui s'étaient effondrés lundi, reprenait du terrain: le portail et moteur de recherche Yandex N.V. bondissait de 8,56% à 34,99 dollars, le fournisseur de services Qiwi de 7,37% à 41,68 dollars, l'opérateur de téléphonie mobile Vimpelcom s'adjugeait 1,66% à 9,81 dollars et, dans le même secteur, Mobile TeleSystems 2,39% à 16,30 dollars.


Dans la distribution aux Etats-Unis, le titre de la chaîne de magasins d'électroniques en difficultés RadioShack plongeait de 15,62% à 2,30 dollars, sanctionné pour des résultats trimestriels catastrophiques et l'annonce de la fermeture de 1.100 magasins peu performants dans le pays.


Le constructeur américain de voitures électriques Tesla s'appréciait de 1,74% à 254,93 dollars après avoir annoncé notamment son intention d'ouvrir 30 magasins en Europe.


Le groupe de médias américain Disney, qui a passé un accord avec l'opérateur satellitaire américain Dish Network (+0,53% à 59,19 dollars) ouvrant la voie à la diffusion de ses chaînes sur internet en dehors d'un abonnement de télévision traditionnel, s'appréciait nettement, de 3,15% à 81,96 dollars.


 


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