Une minière junior sur trois pourrait disparaître en 2013

Publié le 04/03/2013 à 10:21, mis à jour le 04/03/2013 à 10:47

Une minière junior sur trois pourrait disparaître en 2013

Publié le 04/03/2013 à 10:21, mis à jour le 04/03/2013 à 10:47

Par Suzanne Dansereau

Plusieurs sociétés pourraient être contraintes de fusionner, fautes de moyens. Photo: Bloomberg

TORONTO. Le mégacongrès de l'Association des prospecteurs et entrepreneurs miniers du Canada (PDAC), qui se déroule présentement dans la Ville reine, devait attirer 30000 personnes. Mais selon les observations de Philippe Cloutier, président de l’Association pour l’exploration minière du Québec (AEMQ), il y a plusieurs absents notables.


«Certaines minières juniors ont jugé qu’elles n’avaient tout simplement pas le budget pour se permettre d’y assister», explique M. Cloutier. Voilà un autre signe que la conjoncture est vraiment mauvaise dans l’industrie de l’exploration. Une situation qui ne s'était pas vue depuis 40 ans, affirme de son côté l’analyste Phil Newman, de CRU Strategies.


Un grand ménage


Selon John Kaiser, président de la firme de recherche Kaiser Online, près de 500 sociétés d’exploration sur les 1300 inscrites à la Bourse de croissance TMX devraient disparaître en 2013. «Et c’est une bonne chose», a-t-il dit lors d’un atelier à PDAC. «Il va y avoir un ménage.» Selon Phil Newman, c’est le darwinisme qui prévaudra. «Ce ne sont pas les meilleurs qui survivront, mais ceux qui sauront s’adapter.»


Cette affirmation corrobore les résultats d'une étude dévoilée vendredi par Grant Thornton International. D’après l’enquête réalisée par le cabinet de services financiers, 31 % des minières actives au Québec parmi les 82 qui ont participé au sondage ont besoin de récolter des fonds d’ici trois mois. Lisez notre texte Une minière sur trois au Québec a un urgent besoin de fonds


Pour Philippe Cloutier, les minières québécoises devront faire ce qui se fait déjà à Vancouver : créer des alliances ou fusionner avec d'autres entreprises. «Une minière qui a de l’argent mais pas de géologue peut s’allier avec une qui a un géologue et pas d’argent», illustre-t-il. «Il va falloir laisser les égos de côté et voir comment on peut survivre.»


Le cuivre a la cote, mais pas l’aluminium


L’un des métaux dont l’avenir est le plus prometteur est le cuivre, estime Phil Newman. Selon lui, le prix du cuivre devrait augmenter à court terme, car l'offre est estreinte, la production ayant été moins élevée que prévu.


À moyen terme, la demande sera plus importante que l’offre dans la deuxième partie de la décennie, croit-il.


Quant à l’aluminium, l'offre dépasse la demande dans le monde: on ne manque ni de fonderies, ni de matériaux bruts. «Je ne voudrais pas être dans l’industrie de l’aluminium en ce moment», dit M. Newman. 


L’or


Martin Greenshield, de Dundee Ressources, qui a prédit que le prix de l’or augmenterait en 2012, a fait son mea culpa dimanche. Il a expliqué qu’il avait mal évalué la crise européenne. Il croit toutefois que la période haussière de l’or est loin d’être terminée, bien qu’une correction de mi-cycle pourrait quand même avoir lieu d’ici la fin de l’année. Une probabilité qu’il chiffre à 20%.


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