Surprise! L'Ontario et l'Alberta risquent de faire défaut avant le Québec

Yannick Clérouin . les affaires.com . 18-10-2012 (modifié le 22-10-2012 à 14:30)

chapeau

Alison Redford, première ministre de l'Alberta. Photo:Bloomberg

Les Canadiens ne devraient pas être complaisants face à la crise de la dette qui sévit en Europe, car le pays pourrait un jour subir un sort similaire si les provinces continuent de gérer leurs finances publiques comme elles le font actuellement, soutient une étude dévoilée jeudi par l’Institut Macdonald-Laurier.


Plusieurs provinces risquent de faire défaut d’ici 10 à 20 ans si elles ne donnent pas un sérieux coup de barre à leurs finances publiques, soutient Marc Joffe, un consultant en matière de solutions de crédit de San Francisco, qui a réalisé l’analyse pour le compte de l'Institut Macdonald-Laurier, un groupe de réflexion non partisan d’Ottawa.


Surprise, ce n'est pas le Québec qui risque le plus de se retrouver un jour en défaut, selon M. Joffe, mais bien l’Ontario et... l’Alberta.


Selon les conclusions de l’étude, l’Ontario est en effet la province qui affiche la plus grande probabilité de faire défaut d’ici 10, 15 ou 20 ans. Sur un horizon de 30 ans, c’est l’Alberta qui affiche la probabilité de défaut la plus élevée, même si elle n’a actuellement aucune dette et qu’elle peut se targuer d'avoir la meilleure cote de crédit provinciale du pays.


En plus de traîner la dette la plus élevée au pays après le Québec, l’Ontario enregistre des déficits chroniques, souligne M. Joffe. À l’instar de l’Ontario, l’Alberta affiche aussi de lourds déficits, une situation qui devrait perdurer pendant plusieurs années.


Le Québec moins dépendant des ressources


13 commentaires

Aristote le 20-03-2013

C'est quand même une drôle d'idée que de vendre nos "vache à lait" pour se sortir d'un creux économique alors que ce sont ces mêmes compagnies nationales qui font en sorte que l'économie québécoise puisse actuellement jouir d'une vision à long terme enviable... Pour illustrer en métaphore simple je dirais que pendant une grosse tempête, c'est préférable de rester accrocher à une bouée et boire des litres d'eau tout en sachant qu'elle ne coulera pas et puis attendre la fin de la tempête que d'embarquer dans une chaloupe rempli de gens apeurés dans l'espoir de trouver l'horizon... Vendre H.Q. ou tout autre compagnie qui nous permet de se démarquer dans le monde par leur innovations et leur rentabilités n'est pas une bonne idée à moyen et à long terme selon moi. Ces industries permettent une indépendance économique propre au Québec.

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