«Mastercard est une manière plus prudente de miser sur l'innovation financière»

Offert par Les Affaires


Édition du 05 Mai 2018

«Mastercard est une manière plus prudente de miser sur l'innovation financière»

Offert par Les Affaires


Édition du 05 Mai 2018

Par Stéphane Rolland

Légende : [Photo: 123RF]

Détenteur d'un MBA de l'Université de Sherbrooke, Luc Girard travaille dans l'industrie financière depuis 1993. Il a commencé sa carrière chez Cote 100 avant de faire le saut chez la Financière Banque Nationale en 1997. En 2004, il passe dans le giron de Valeurs mobilières Desjardins.


Stéphane Rolland - Quelle est votre stratégie ?


L.G. - Nous avons une démarche descendante. C'est-à-dire que nous regardons d'abord l'économie, puis les secteurs, et nous choisissons ensuite les titres boursiers. J'ai également développé une stratégie qui se nomme « triple stratégie ». J'utilise l'analyse des fondamentaux, l'analyse technique et l'analyse quantitative pour faire mes choix de société. Quand les trois pointent vers des perspectives favorables, ça veut dire qu'il s'agit d'une occasion d'achat. Si le titre correspond seulement à deux critères, on conserve. Quand il n'y en a plus qu'un, c'est le moment de vendre. Je me concentre sur les grandes capitalisations américaines et canadiennes. La préservation du capital est ma priorité. Je préfère les coups sûrs aux coups d'argent risqués.


S.R. - Vous commencez votre analyse par le contexte économique. Comment interprétez-vous le contexte actuel ?


L.G. - L'économie mondiale est très saine. Il y a beaucoup de bruit, toutefois, ce qui amène de la volatilité. On essaie de faire fi du bruit et on se concentre sur les fondamentaux. Même si le cycle haussier est long, les cycles ne meurent jamais de vieillesse. Ça prend une récession et nous pensons qu'elle ne surviendra pas avant 2020. L'économie va encore rouler sur la baisse d'impôt de l'administration Trump pendant un an, un an et demi. De plus, la correction a été très saine. Le S&P 500 s'échange désormais à 16,5 fois les bénéfices de l'an prochain, ce qui crée des occasions.


S.R. - Quel titre est sur votre écran radar ?


L.G. - Nous avons acheté Mastercard (MA) en 2015 alors que nous trouvions que le titre était une aubaine à un moment où la croissance économique devait se poursuivre. Je regarde le contexte aujourd'hui et nous sommes dans la même continuité. Le consommateur américain s'est désendetté et est maintenant en meilleure santé financière, ce qui est bon pour la consommation. Mastercard est une marque forte, reconnue partout dans le monde. Le potentiel dans les pays émergents est extraordinaire. Les gens parlent des fintechs et du bitcoin, mais Mastercard est une manière plus prudente de miser sur l'innovation financière tandis qu'on parle du remplacement de la monnaie papier. Les revenus devraient continuer de croître à un rythme de 15 % et les bénéfices pourraient augmenter encore plus rapidement.


S.R. - Pourquoi Mastercard et pas Visa ?


L.G. - Les deux sociétés sont excellentes. Je pense que Mastercard est en train de prendre plus de parts de marché. J'aime bien miser sur le deuxième acteur d'une industrie.


S.R. - Vous aimez le secteur des technologies. Que pensez-vous des « FAANG » (Facebook, Amazon, Apple, Netflix, Google) ?


L.G. - On entend souvent que ces titres sont chers, mais il faut savoir les différencier. D'un côté, vous avez Amazon et Netflix, qui s'échangent à des évaluations complètement folles. De l'autre, vous avez Alphabet (maison-mère de Google) et Apple qui s'échangent à des ratios plus raisonnables. Leur encaisse est énorme. L'évaluation de Facebook, pour sa part, est plus raisonnable, mais elle n'est pas aussi bien diversifiée qu'Alphabet et Apple.


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