MTY-Imvescor: les points forts de la téléconférence

Publié le 12/12/2017 à 12:00

MTY-Imvescor: les points forts de la téléconférence

Publié le 12/12/2017 à 12:00

Par Dominique Beauchamp

Alors que plusieurs croyaient à une union entre Entreprises Cara et Imvescor, le Groupe d’alimentation MTY s’est faufilé pour avaler le franchiseur montréalais, mieux connu pour ses franchises Bâton Rouge et Mikes.


Même si le prix offert de 4,10$ pour Imvescor (IRG,4,10$) est inférieur à celui de 4,55$ qu’avaient avancé plusieurs analystes, l’échange d’actions qui permet aux actionnaires d’Imvescor de profiter de la croissance future de la société combinée semble avoir fait toute la différence pour le conseil d’administration d’Imvescor, a confié François-Xavier Seigneur, président du conseil d’Imvescor, lors de la téléconférence de la transaction de 248 millions de dollars.


«Nous avons parlé à plusieurs parties au fil des années et plus activement depuis la fin d’octobre. Nous avons analysé avec soin les mérites de cette offre. Après des semaines de négociations, nous sommes arrivés à un compromis entre un prix acceptable et juste pour nos actionnaires et le prix que MTY était prête à payer», a indiqué M. Seigneur en réponse à un analyste.


Les membres du conseil vouent une grande confiance à la qualité de la gestion et les ambitions de MTY, a-t-il ajouté.


Imvescor fait aussi valoir que ses investisseurs deviennent actionnaires d’un restaurateur nord-américain plus diversifié et plus stable et détiendront aussi un titre qui se négocie davantage en Bourse. Ils s’évitent aussi une facture d’impôts dans l’échange d’actions.


Les actions de MTY(MTY, 51,95$) et d’Imvescor reculent respectivement de 5% et de 2% en matinée afin de s’ajuster au prix de l’offre et au cours de 52,26$ auquel MTY émettra 3,8 millions de nouvelles actions pour financer 80% du coût de l’acquisition.


Imvescor avait atteint un sommet annuel de 4,30$ le 17 novembre, soit le prix maximum payé par le fonds américain ADW Capital pour la dernière tranche de son bloc de 10%.


Voici les points forts de la téléconférence :


- Stanley Ma, fondateur de MTY, s’est dit à l’aise avec des synergies de 5 millions de dollars, 12 mois après la clôture prévue en mars 2018


- les synergies immédiates proviendront du partage de services administratifs, de l’élimination des frais d’Imvescor en tant que société ouverte et d’un meilleur pouvoir d’achat, a énuméré Éric Lefebvre, chef de la direction financière de MTY


- MTY entend tirer profit du savoir-faire d’Imvescor et de la notoriété des marques de côtes levées Bâton Rouge et de la pizza et de la sauté rosée Mikes, chez les épiciers pour faire croître sa propre usine d’aliments et ajouter à ses propres mets en épicerie, a indiqué M. Ma.


- Cet achat n’a aucun impact sur les futurs projets d’expansion de MTY, tant au Canada qu’aux États-Unis. «Nous sautons sur les meilleures occasions lorsqu’elles se présentent», a dit M. Lefebvre.


- MTY percera le marché des Maritimes où l’enseigne Pizza Delight d’Imvescor est bien implantée. Cette région pourrait devenir une nouvelle plateforme de croissance pour certaines des enseignes de MTY, a laissé entendre M. Ma.


- MTY élargit considérablement son savoir-faire dans la gestion des restaurants décontractés avec service, un segment que l’entreprise commence à percer. « En bout de ligne, nous sommes toutefois deux franchiseurs de restaurants axés sur les marques et le rendement sur le capital.


- Imvescor ne requiert pas de coup de barre puisque ses ventes comparables s’améliorent depuis deux ans. «Nous nous assurerons que le réseau est dans la bonne direction et nous feront des ajustements si nécessaire au fil du temps», a indiqué M. Ma.


- MTY double la contribution de la restauration avec service: le nombre d’établissements passent de 3 à 7% du total des 5700 tandis que la proportion du chiffre d’affaires du réseau grimpe de 10 à 22%. La restauration rapide diminue de 90 à 78% des ventes totales du réseau.


- MM. Lefebvre et Seigneur ont tous deux fait écho au besoin de s’unir pour mieux s’équiper à affronter les défis croissants et la concurrence accrue de la restauration.


- Les analystes ont paru surpris que MTY n'ait pas décidé si elle retenait les services du PDG Frank Hennessey, l'artisan de la relance d'Imvescor. Tour à tour, MM. Ma et Lefebvre ont indiqué qu'aucune décision finale n'avait été prise à cet égard. «Nous allons rencontrer et discuter avec beaucoup de monde chez Imvescor au cours des 2 à 3 prochains mois. Pour l'instant, nous n'avons fait aucune proposition à M. Hennessey», a dit M. Ma.


- MTY offre un multiple de 10,6 fois le bénéfice d'exploitation d'Imvesco après les synergies, un multiple conforme à celui qu'elle a payé pour l'achat record de l'Américaine de Kayala Brands


 


 

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