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Les gens doivent bien rester quelque part!

Les investigateurs financiers . 07-01-2010

BLOGUE.


Avez-vous déjà entendu cette affirmation? Il s'agit d'un commentaire souvent émis par les investisseurs en immobilier, pour justifier la solidité de leurs investissements.


Cette affirmation est issue d'une réalité bien présente : à moins de devenir itinérants, nous avons besoin d'un toit sur notre tête. Et c'est vrai. Si plusieurs ménages perdent leur maison, ils devront se relocaliser ailleurs. On pourrait normalement s'attendre à ce qu'ils louent des appartements plutôt que d'acheter d'autres maisons. En effet, imaginez comment il pourrait s'avérer difficile de se qualifier pour un prêt si on vient tout juste de faire perdre une somme importante au prêteur précédent (en quittant la maison, impayée).


Or, selon la firme de recherche new-yorkaise Reis, le taux de vacance dans les appartements aux États-Unis a atteint son niveau le plus élevé en 30 ans, en s'établissant à 8% récemment. Comment est-ce possible?


Et bien, il s'agit probablement du phénomène du ''coloc''. Beaucoup de jeunes retournent vivre chez les parents, alors que d'autres personnes cherchent à vivre avec des colocataires, afin de réduire les frais de loyer ou les paiements hypothécaires. En situation de survie, les gens peuvent arriver à économiser beaucoup par le simple sacrifice d'une partie du confort auquel la plupart d'entre nous sommes habitués. Certes, nous sommes encore loin de la situation qui prévaut dans certains pays asiatiques, où une dizaine de personnes peuvent facilement s'entasser dans un petit appartement.


Bref, s'il est vrai qu'il faut un toit pour vivre, il ne faut pas sous-estimer la capacité à partager ces toits en temps de crise!


 

8 commentaires

nanana le 07-01-2010

Bonjour. Les données de la SCHL excluent les immeubles comportant moins de trois logements locatifs. Elle compilent les données provenant de villes comportant plus de 10,000 habitants. Les données proviennent des recensements dont 20% des habitants doivent compléter le formulaire détaillée qui inclus les données sur les logements. Puisqu'il y a rareté de logements et une forte demande depuis plus de 10 ans, les propriétaires ont tendance à augmenter leurs taux de façon déraisonnables, il n'est donc pas surprenant que les logements locatifs les plus dispendieux demeurent libres et qu'il y a de plus en plus de co-locations. Lorsque comparés par tranches de prix, nous pouvons constater que les trois et demi dont le prix dépasse 850$ par mois ont un taux d'inoccupation trois fois plus élevé (5.7%) que les tranches de prix inférieurs. Dans l'appréciation d'un taux il faut considérer, surtout la localisation de l'immeuble mais aussi les services qui sont inclus et l'âge de l'édifice. Les RMR de Québec, Montréal et Ottawa-Gatineau démontrent des augmentations des taux des logements de 43% en cinq années. Il ne faut donc pas se surprendre que les app. dont les taux sont élevés n'ont pas preneur. Compte tenue de la rareté des logements, les deux dernières années ont connues les plus bas taux de déménagement des vingt dernières années alors que le nombre de demandes de fixation de loyer à la Régie du logement a connu une augmentation de près de 230%. La ville de Québec a annoncé durant 2009, trois projets de construction de logements locatifs d'importance (environ 3,000 logements supplémentaires) mais tous dans la tranche haut de gamme, cette tranche subira conséquemment une augmentation vertigineuse de son taux d'inoccupation. Merci et bonne journée

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