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L'âge du mentor a-t-il une importance ?

Kim Auclair . les affaires.com . 12-04-2012 (modifié le 16-04-2012 à 16:29)

BLOGUE. Est-il important que le mentor soit plus âgé que le mentoré? La grande différence d'âge entre le mentor et le mentoré apporte-t-elle des inconvénients ? Y a-t-il des désavantages à ce que le mentor soit plus jeune ? Qu’est-ce que ça implique d’avoir un mentor plus vieux ou plus jeune que moi ?


Jusqu'à aujourd'hui, la plupart des gens à qui je demande des pistes de réflexions ( mentors ou autres ) sont plus âgés que moi. Je parle ici d’une différence d'âge qui varie entre 10 et 45 ans. Cette grande diversité d’âge, fait en sorte que chacun de mes mentors a quelque chose de particulier et de très différent à me partager. Ce qui ne serait probablement pas le cas si tous avaient sensiblement le même âge. Ajoutons à cela que chaque personne est unique. Il va de soi que chaque mentor enseigne ses propres techniques, révèle ses propres pistes et partage un vécu qui est propre à lui.


Tous sont très généreux de leur temps. Ces gens, à qui je demande des pistes de réflexions, n’hésitent pas à me faire bénéficier de leur expérience. Un ex-mentor, en particulier, ne s'est pas gêné pour me révéler qu'il avait fait des erreurs dans le parcours de sa vie. Il me répétait souvent que quoi qu'il puisse me dire ou faire , il ne pouvait pas m'empêcher d'en faire aussi. L'important, c'est de reconnaître et d'apprendre de ses erreurs, d'avancer et d'en retirer du positif. Par contre, tous les mentors veulent, avant tout, éviter à leurs mentorés de faire les mêmes erreurs qu’eux.


L'âge du mentor peut-il alors avoir une influence dans une relation de mentorat ? À mon avis, celà dépend de ce que l'on recherche en fonction des objectifs à atteindre. Je crois, avant tout, que nous avons tous la possibilité d'enseigner et d'apporter quelque chose de nouveau à l'autre. Un mentor plus jeune que moi pourrait m’apporter autant qu'un plus vieux, à la condition qu’il ait un parcours de vie enrichi d'une expérience concrète et précise. Il doit aussi démontrer qu'il a déjà fait preuve d'une grande détermination à surmonter des obstacles. J'ajouterais également, qu'il soit pourvu d’une imagination débordante nullement freinée par une sagesse propre aux gens expérimentés.


C'est dans cet esprit, que j'ai développé le mentorat 2.0, une approche mentorat en développement qui n'a pas encore été expérimentée et qui pourrait changer de nom en cours de route. Elle consiste à jumeler une personne expérimentée en affaires avec une personne expérimentée avec les nouvelles technologies. Une relation axée sur le savoir être entrepreneur/en affaires et le savoir être/habile avec les nouvelles technologies. Bien que l'âge n'ait pas d'importance, vous aurez compris qu'en parlant de la personne expérimentée avec les nouvelles technologies, je vise les nouvelles générations. Consciente, qu'il existe des exceptions, le mentorat d'affaires, dont on entend souvent parler, est souvent perçu à sens unique. Avec le Mentorat 2.0, je veux briser l'idée qu’une personne est plus expérimentée que l’autre. Je veux illustrer une approche à double sens. Aujourd’hui, une personne expérimentée avec les nouvelles technologies peut apprendre à une personne expérimentée en affaires, et vice versa.


Qu'en pensez-vous ?


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Ce blogue a pour but de vous faire découvrir différentes facettes de l'entrepreneuriat.


Entrepreneure passionnée, Kim Auclair a développé, au fil des ans, une riche expérience dans le domaine du Web. Elle a créé entre autres, en 2005, MacQuébec, une communauté d'utilisateurs de produits Apple au Québec. Elle gère actuellement Niviti, une entreprise de services-conseils en animation de communauté web pour les décideurs d'entreprise.


Échangez avec Kim Auclair sur Twitter : @kimauclair

1 commentaire

nlprof le 13-04-2012

La chronique pose une question intéressante. Et je dirais que je suis assez d'accord avec les affirmations suivantes : - qu’un mentor plus jeune pourrait apporter autant qu'un plus vieux; - que le mentor devrait être un modèle de détermination; - que le mentorat mutuel peut être intéressant et pertinent. Cependant, quelques précisions s’imposent. La chronique, malheureusement, révèle une méconnaissance des recherches et de la littérature portant sur le mentorat. En effet, cette façon de voir le mentorat est déjà expérimentée dans différents milieux aux États-Unis et au Québec, depuis quelques années. C'est faux de prétendre que c'est nouveau. Le mentorat mutuel est d’ailleurs bien documenté dans un chapitre du Handbook de Belle Rose et Kram (2007). Donc, encore là, rien de nouveau. Il est également faux de dire le mentorat 2.0 est une "approche". Une approche est un angle de compréhension pour éclairer un phénomène. La relation mentorale telle que décrite dans cette chronique expose des besoins d'apprentissage mutuels, rien de plus. Il est aussi utopique de croire qu'il peut y avoir symétrie dans la relation. Il y aura toujours quelqu'un de plus expérimenté sur quelque chose. La totale symétrie est impossible. Et les bénéfices à double sens existent depuis toujours en mentorat. Il est clair que les plus jeunes, comme les plus vieux, peuvent toujours apporter quelque chose, nous apprendre quelque chose. Je l’ai dit plus haut. C’est le propre des interactions humaines. Mais est-ce nécessairement du mentorat ? L’entraide, le tutorat, le coaching, l’enseignement sont également des formes d’interaction qui peuvent susciter des apprentissages. Enfin, je rappellerait que la sagesse n’est pas nécessairement synonyme de “rester sage” ou “d’être conformiste”. Encore ici, c’est mal connaître le concept de sagesse, sa définition et son application dans le cadre de la relation de mentorat que de prétendre que la sagesse s’oppose à l’imagination… Voilà pour les précisions.

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