Du lourd

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Mai 2017

Du lourd

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Mai 2017

Je vous l'avais dit ! Rappelez-vous, dans cette même colonne en janvier, je vous promettais une année électrique. Eh bien, nous y voici. Quand vous lirez ces lignes, le Sommet mondial des transports publics de l'Union internationale des transports publics viendra tout juste de se terminer. Habituellement tenu en Europe, il s'est déroulé cette année au Canada pour la troisième fois en plus de 130 ans d'histoire. Et c'était la première fois qu'il y était à ce point question de véhicules électriques. Les fabricants en ont profité pour présenter leurs nouveautés. Au Parc olympique, Transdev Canada a fait la démonstration d'un petit autobus électrique et autonome, baptisé EasyMile, tandis que Keolis Canada a dévoilé elle aussi une navette autonome électrique, la Navya Arma. Des engins dont l'allure détonne encore, mais auxquels on ferait bien de s'habituer. Dans les rues de Reno, l'américaine Proterra fait actuellement l'essai d'un autobus électrique pleine grandeur sans chauffeur. De plus en plus de villes dans le monde commencent à accepter que soient testés dans leurs rues des véhicules électriques autonomes. Dernière en date, et non la moindre, New York. À Montréal, on promet de tester de tels véhicules dès cet automne.


En attendant ces solutions sans chauffeur, la demande de véhicules plus propres ne se dément pas. La Société de transport de Montréal, par exemple, prévoit qu'à compter de 2025, elle n'achètera plus que des bus électriques. Aux Pays-Bas, une chaîne d'épicerie a remplacé sa flotte de 2 000 petits véhicules utilitaires par des modèles électriques, d'après une note récente de l'Institut de recherche en économie contemporaine (IREC), qui suit de près le sujet de l'électrification des transports depuis de nombreuses années. Pour l'IREC, ce sont là des signes annonciateurs que, plus encore que le transport de personnes, le transport collectif et celui de marchandises seront la dynamo de l'industrie. L'Institut relève que «la niche de la fabrication d'autobus apparaît comme le cas le plus probant de la tendance à l'accélération du passage vers les véhicules électriques» et recommande à la nouvelle grappe industrielle québécoise pour les véhicules électriques et intelligents de miser sur «la fabrication de batteries, le créneau des équipements de transport lourd électriques et celui des navires à motorisation électrique».


Dans moins d'un mois, la métropole accueillera un autre événement d'envergure internationale, Movin'On, qui rassemblera la planète de la mobilité durable du 13 au 15 juin. Cet automne, le 3 octobre, Les Affaires tiendra le Sommet Transport et Mobilité. Et puis, du 29 octobre au 2 novembre, ce sera au tour de l'Intelligent Transportation Society World Congress. Je vous le dis, l'année n'a pas fini d'être électrique.


Julie Cailliau
Rédactrice en chef, Groupe Les Affaires

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Julie Cailliau