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Suite: Pharmaprix prend-elle ses clients en otage ou défend-elle son territoire?

Diane Bérard . les affaires.com . 13-04-2010

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BLOGUE. Hier, je vous ai parlé du bras-de-fer entre Pharmaprix et le gouvernment de l'Ontario parce que celui-ci  exige une  baisse de 50% du prix des médicaments génériques qu'il rembourse. Cela, bien sûr, pour contrôler ses dépenses, donc son déficit.


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Aujourd'hui,  la guerre est ouverte. Pharmaprix a réduit les heures dans 7 de ses établissements de London ( la circonscription de la ministre de la Santé à l'origine de cette loi) et dans deux autres, le comptoir de pharmacie est carrément fermé tandis que le reste du magasin demeure ouvert. À partir d'aujourd'hui aussi, Pharmaprix exige des frais pour la livraison de médicaments aux habitants de London.


La ministre dénonce le fait que Pharmaprix prend ses clients "en otage".  Comment jugez-vous cette stratégie? Pareil coup d'éclat était-il nécessaire? Le citerons-nous dans quelques semaines comme un bon ou un mauvais coup?


Pour ma part, je ne crois pas que cette tactique soit soutenable à moyen terme. Cette guerre de tranchées doit être courte et mener à une autre stratégie plus réfléchie. J'imagine qu'en coulisses les lobbyistes affutent leurs armes pour la seconde riposte. Enfin, je l'espère.


À suivre.


 

3 commentaires

sir_liniam le 15-04-2010

M. Bertrand, je valorise énormément les habiletés qu'ont les pharmaciens mais je crois tout de même que nous ne les utilisons pas au maximum de leurs capacités. Un technicien (formation 3 ans) pourrait facilement servir les cas les plus fréquents via l'aide d'un système informatique qui décèlerait les interactions entre médicaments. Pour les cas nécessitant un jugement humain il serait alors possible de référer le client à un pharmacien oeuvrant en clinique. Ces cas ne sont tout de même pas si fréquent. L'ordinateur a une mémoire infaillible au contraire de l'humain et rien n'empêcherait le technicien de fournir l'information de façon humaine. Les pharmaciens sont justement formés pour déceler les interactions et évaluer les posologies. Une fois le diagnostic posé par le médecin, pourquoi ne pas utiliser leurs connaissances pour renouveller les médicaments? Si vous lisez entre les lignes, ce que je propose c'est d'offrir un service de première ligne qui soit moins coûteux pour l'ensemble des québécois tout en demeurant efficace et sécuritaire. Notre système est malade, il faut sortir des sentiers battus.

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