Creative morning: votre vie est plus risquée que vous pensez

Publié le 22/04/2016 à 14:12

Creative morning: votre vie est plus risquée que vous pensez

Publié le 22/04/2016 à 14:12

 1- Quel est le risque le plus important que vous avez pris?


2- Pensez maintenant à un risque que vous avez choisi de ne pas prendre.


3- Et en ce moment, y a-t-il un risque que vous songez à prendre?


4- Au moment de prendre une décision, selon quels critères évaluez-vous le risque qui se rattache à chaque choix?


Ce matin, j’ai réfléchi au concept de risque pendant 2 ½ heures. C’était le thème du 36e Creative Mornings Montréal et de la rencontre créative qui a suivi la conférence de Julian Giacomelli.


Julian est entrepreneur. Il a cofondé Crudessence et RISE Kombucha. Il est aussi investisseur d’impact, il a lancé Edo Capital il y a un an. Mais ce n’est pas de risque d’affaires dont Julian avait envie de nous parler ce matin. Il a parlé du risque personnel, celui lié à la façon dont on mène notre vie.


Julian Giacomelli, cofondateur de Crudessence et RISE Kombucha


Aimer la poésie et la physique, c'est possible?


Julian - que j’ai découvert à l’accélérateur Impact 8 de l’Esplanade/SVX - est un oiseau rare. Son cerveau gauche et son cerveau droit sont également développés. À l’école, il fut probablement le seul élève à se plaindre que le cours de poésie se donnait en même temps que le cours de physique. Et à réclamer un accomodement pour suivre les deux! Plus tard, il fut simultanément instructeur de yoga et consultant en management. Bref, il a souvent choisi de ne pas choisir. Il a limité le risque de regret en menant plusieurs vies parallèles.


Puis, il a revu sa façon d’évaluer le risque. « Il y a le risque d’affaires, pour lequel il est normal d’utiliser une grille d’analyse traditionnelle. Et il y a le risque personnel, lié aux décisions qui nous touchent directement. Celui-là, il faut l’évaluer en descendant en soi. Lorsqu’on estime un risque personnel, il faut ajouter l’intention. Moins une décision comble de variables qui importent à nos yeux, plus elle est risquée, croit Julian. Avez-vous pensé à inclure la joie que vous tirerez comme facteur de décision? J’ai l’impression que plusieurs d’entre nous apportent 10% d’eux-mêmes au travail. Imaginez la puissance qu’ils auraient pour eux, et pour la société en général, s’ils en apportaient ne serait-ce que 50%. »


Il ajoute. « Je suis plus utile au monde depuis que j’ai revu ma façon d’évaluer le risque de mes décisions personnelles. Aujourd'hui, je prends des décisions intégrales.»


Le conseil de Julian Giacomelli pour prendre des décisions « intégrales » et  « conscientes »


« Il faut se laisser habiter par l’incertitude. Cela suppose généralement prendre un temps d’arrêt. Sinon, vous allez être happé par le mouvement et prendre des décisions dans la continuité de ce que vous faites déjà. Un temps d’arrêt permet de descendre au niveau de vos intentions. »


Le vrai risque ne se trouve peut-être pas où l’on pense. Pour certains individus, il est peut-être plus risqué d’avoir deux vies - l’une pour le travail, et la sécurité, et l’autre pour la joie - que de fusionner les deux.


Voilà matière à réflexion pour le week-end ;-)


 

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueuse au journal Les Affaires et a dirigé le magazine Commerce pendant sept ans. Elle est régulièrement invitée à commenter l'actualité économique dans les médias. Auteure de trois livres (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi et J'ai perdu ma montre au fond du lac), elle emploie son énergie débordante à transmettre sa passion du monde des affaires et de l'économie. «Le fil de Diane» vous aidera à trouver votre chemin à travers la masse d'informations économiques disponibles sur Internet.

Diane Bérard

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