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Le retour des «Big Caps» et l'invincibilité du TSX Croissance

Bernard Mooney . les affaires.com . 14-11-2009

Tags : Bourse, Investir

Blogue. Il se passe des choses bizarres en Bourse, choses qu¹on devrait étudier plus


à fond.


Alors qu¹il y a des signes d¹un changement de leadership aux États-Unis qui


pourrait favoriser les plus gros titres, au Canada, c¹est le contraire. Les


titres les plus petits (et plus risqués) dominent allègrement.


Commençons par ce qui se passe aux États-Unis.


Depuis le creux historique de la Bourse le 9 mars, il est bien connu que les


titres à plus petite capitalisation dominent.


Ainsi, l¹indice Russell 2000 a explosé de 73% depuis le creux du 9 mars


alors que l¹indice industriel Dow Jones est en hausse de 57%.


Or, récemment, le leadership des plus petits titres montre des signes


d¹esssoufflement. Par exemple, en octobre, le Russell 2000 a reculé de 6,9%


alors que le Dow Jones a été stable.


De plus, le mercredi 11 novembre le Dow a fermé à un sommet de l¹année alors


que le Russell était 5 % sous son sommet atteint le 14 octobre.


Si on regarde du côté de l¹indice Russell 3000 qui contient un mélange de


petites et grandes capitalisations, on voit d¹autres éléments de preuve.


Ainsi, le décile des plus petites capitalisations du Russell 3000 a explosé


de 360% en moyenne du 9 mars au 31 août. Ce qui se compare à un gain de 60%


pendant la même période de la part du décile des plus grosses valeurs


boursières.


Or, depuis le 31 août, le décile des plus petits titres a reculé de 1,5% en


moyenne alors que le décile des plus gros titres est en hausse de 7,5%.


Enfin, les 50 plus gros titres du Russell 2000 ont progressé de 15% en


moyenne depuis le 1er septembre alors que les 50 plus petits ont croulé de


29%.


Toutefois, il est trop tôt pour conclure à la domination des «Big Cap».


Avant de lancer victoire, ces titres devront mieux performer pendant une


correction boursière et mener dans la reprise suivante.


Au Canada, c¹est un monde différent. La domination des plus petites sociétés


se poursuit de plus belle.


L¹indice de la Bourse TSX Croissance a progressé d¹environ 70% depuis un an


alors que le S&P/TSX affiche des gains d¹environ 28%. Depuis le creux du 9


mars, l¹indice Croissance a bondi de plus de 65% et le S&P/TSX d¹environ


50%.


Et cette performance supérieure ne veut pas arrêter.


En octobre, le S&P/TSX a reculé légèrement tandis que l¹indice du TSX


Croissance a progressé d¹un peu plus de 3%.


Du 9 mars au 31 août, les deux indices ont à peu près la même performance.


Par contre, depuis le 31 août, les petits titres de la Bourse de Croissance


sont en feu contrairement à ce qui se passe aux États-Unis. L¹indice TSX


Croissance a gagné 16 % (en date du 11 novembre) et le S&P/TSX 7%.


La Bourse du TSX Croissance se comporte les marchés boursiers des pays


émergents!


Il est évident que le party du TSX Croissance est nourri par la hausse du


prix de l¹or et la popularité des ressources naturelles.


Je me demande bien quelle est la plus importante société de cet indice (sur


la base de la valeur boursière)...


Bernard Mooney


 


 

1 commentaire

SB le 13-11-2009

Je crois efectivement que les Blue Chips américaines sont dû pour sur performer. Ça fait un bout de temps (environ 10 ans) qu'ils sous performent. Je ne crois pas qu'elles exploseront encore beaucoup comme depuis leur creux du 9 mars à maintenant, mais assez pour procurer un rendement d'environ 10 à 15% annuellement. Il est certain que certains secteurs de la bourse de croissance américaine connaiteront des performances exceptionnelles, mais c'est un risque que bien des petits investisseurs prendront faute d'informatio pertinente et de temps. POur ma part, je crois que les blue chip seront encore plus dominante d'ici les 2 ou 3 prochaines années suite à une plus grande consolidation de leur industrie. Ainsi, les petites capitalisation de l'industrie viendront seulement consolider les profit des blue chips qui les auront acheter au moment souhaité. Vous pouvez gager sur les petites sociétés, moi je préfaire les grosses... À bon entendeur.

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