Les municipalités prennent leur place sur les réseaux sociaux

Publié le 20/10/2012 à 00:00

Les municipalités prennent leur place sur les réseaux sociaux

Publié le 20/10/2012 à 00:00

Avec une croissance annualisée du nombre d'abonnés de 133 % sur une période de six mois, les principales villes du Québec sont de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux, indique une étude obtenue par Les Affaires.

«Villes virtuelles 2012» a mesuré, de mai à octobre, la présence des 50 plus grandes villes québécoises sur Facebook, Twitter et YouTube. Montréal remporte la palme en matière de croissance annualisée de membres avec un bond de 338 %. La métropole est suivie de Salaberry-de-Valleyfield (+ 312 %) et de Baie-Comeau (+ 263 %).

«La démarche 2.0 du milieu municipal est encore embryonnaire. On est encore loin d'avoir atteint le nombre d'abonnés potentiels», dit Hughes Chandonnet, directeur du studio de création Hubrid et coauteur de l'étude avec Isabelle Gagné, spécialiste des nouveaux médias et fondatrice du studio MissPixels.

Par exemple, sachant que le taux de pénétration de Facebook chez les adultes québécois est de 50 % selon le Cefrio, la ville de Shawinigan, qui compte 50 060 habitants, aura fait le plein une fois qu'elle aura atteint les 25 000 abonnés, explique- t-il. Or, selon l'étude, Shawinigan comptait 1 523 abonnés en octobre.

Une des principales surprises selon les auteurs de l'étude est le taux d'engagement moyen des abonnés aux pages des municipalités. En août, celui-ci était de 13,9 %, une valeur nettement supérieure à la moyenne des pages d'entreprises, qui varie de 2,5 à 5 %, selon Hughes Chandonnet. «En pratique, cela signifie que les internautes font beaucoup plus que cliquer sur le bouton "j'aime". Ils en parlent à leurs amis Facebook et entretiennent une conversation avec leur municipalité.»

«Une ville joue un rôle plus important dans ta vie que ta marque préférée de jus d'orange», ajoute le spécialiste du marketing.

«Pour le moment, on ne constate pas un grand écart entre le lièvre et la tortue. Toutefois, les municipalités qui adopteront les bonnes pratiques, par exemple celle de bien communiquer sa page Facebook lors d'événements d'importance, se détacheront au classement», explique M. Chandonnet.

La banlieue fantôme

Hughes Chandonnet s'explique mal l'absence de trois importantes banlieues de plus de 75 000 habitants : Repentigny, Terrebonne et Brossard.

«Les banlieues se targuent, avec raison, d'attirer davantage de jeunes familles que les villes-centres. Or, les médias sociaux sont un moyen incontournable de rejoindre cette clientèle.»

4 %

4 % des habitants de Shawinigan sont abonnés à la page Facebook ou au compte Twitter de leur municipalité. C'est la proportion la plus élevée parmi les villes étudiées. Source : «Villes virtuelles 2012», www.villesvirtuelles.ca

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Paul Raymond
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