Apprendre aux Français à lire plus vite

Publié le 15/05/2010 à 00:00

Apprendre aux Français à lire plus vite

Publié le 15/05/2010 à 00:00

Daniel Gagnon a annoncé sur son site un séminaire de lecture rapide à Paris pour avril 2010. Pas de date précise, pas de lieu, pas de tarif. Il voulait juste tâter le terrain. En moins de deux, il avait une quinzaine d'inscriptions. Finalement, il a formé 38 personnes à Paris, dont il revient avec de nombreux projets.

" J'ai demandé à l'École française heuristique si je pouvais y louer un local pour donner mes cours. Non seulement ils ont accepté, mais ils m'ont offert de se charger des inscriptions ", raconte M. Gagnon, un orthopédagogue de 54 ans.

Qui plus est, la direction de l'École française heuristique souhaite que M. Gagnon revienne donner trois cours l'automne prochain. " En avril 2011, l'École veut que j'enseigne à des formateurs qui, à leur tour, formeront des gens à ma méthode en utilisant mon matériel didactique, dit M. Gagnon, qui a son bureau à domicile. C'est un projet important pour moi. "

L'heuristique (mind mapping en anglais) est une méthode d'apprentissage par essais et erreurs.

Lire avec le doigt. La méthode de Daniel Gagnon est adaptée de celle de l'Américaine Evelyn Wood. Elle préconise l'utilisation du doigt qui glisse sur le papier (ou le curseur sur l'écran d'ordinateur) pour entraîner l'oeil. Les cours de lecture rapide en France préconisent surtout la méthode Richaudeau, qui rejette l'utilisation du doigt.

En France comme au Québec, M. Gagnon cible les professionnels et les cadres qui doivent lire de nombreux documents. La formation des participants coûte 475 $ et dure une journée, et celle des formateurs, trois jours.

En moyenne, une personne lit de 200 à 250 mots à la minute. Après avoir suivi le séminaire d'une journée, la vitesse de lecture atteint entre 350 à 400 mots. Le taux de rétention du contenu atteint 80 %. " Il faut se méfier de ceux qui font de la surenchère à 1 000 mots à la minute; leur taux de rétention est inférieur à 50 % ", affirme M. Gagnon.

Daniel Gagnon a formé des employés du Mouvement Desjardins et de la plupart des ministères du gouvernement du Québec, entre autres.

Un logiciel pour les jeunes. Environ 90 % des revenus de M. Gagnon viennent de ses séminaires de lecture rapide. Il a également mis au point un cours pour améliorer la mémorisation, conjointement avec Pierre Pilon, un spécialiste de l'heuristique. " Le cours apprend aux cadres et aux professionnels à mémoriser des mots de langues étrangères. Mais il n'y a pas de recette miracle; cela exige du travail. "

En outre, M. Gagnon entend concevoir un logiciel de formation en lecture rapide destiné aux élèves du secondaire. Il devrait être disponible l'automne prochain. " Si je réussi à augmenter la vitesse de lecture et le taux de rétention des élèves, on pourrait me décerner l'Ordre du Canada ! " dit-il en riant.

Comment vous est venue l'idée. En début de carrière, M. Gagnon a fait de la suppléance auprès d'enfants éprouvant des problèmes d'apprentissage. Las de ne pas obtenir un emploi stable, il a suivi un cours de lecture rapide, en 1996, avec Steve Harris. Un autre ! " Je les ai tous suivis, dont mon premier à 19 ans ", lance le titulaire d'une maîtrise en psychopédagogie sur l'apprentissage précoce de la lecture.

M. Harris lui offre alors de donner sa formation à Québec moyennant le versement de quelques redevances. Daniel Gagnon vient de créer son emploi.

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