L'Internet des objets, la nouvelle frontière de la connectivité

Publié le 15/12/2012 à 00:00, mis à jour le 13/12/2012 à 10:41

L'Internet des objets, la nouvelle frontière de la connectivité

Publié le 15/12/2012 à 00:00, mis à jour le 13/12/2012 à 10:41

Internet pourrait bientôt accueillir une vague d'objets connectés plus importante que celles des téléphones intelligents. Une révolution déjà en marche baptisée l'Internet des objets.


Des bennes à ordures sont ainsi équipées de capteurs qui peuvent aviser les entreprises de gestion de déchets qu'elles sont pleines, leur évitant ainsi des déplacements inutiles. Des ampoules peuvent également être allumées à partir d'un téléphone intelligent, et des serrures électroniques, aviser le propriétaire par courriel chaque fois qu'on les déverrouille.


Les technologies sur lesquelles repose l'Internet des objets ne sont pas nouvelles, mais leurs prix moins élevés permettent aujourd'hui de connecter une variété sans précédent d'objets.


«On utilise une technologie vieille de 10 ans afin de faire baisser les prix», explique Jeffrey Dungen, pdg de reelyActive. La start-up montréalaise a ainsi permis à l'américaine Park Place de connecter des places individuelles de stationnement, chacune étant doté d'une balise indiquant si une voiture l'occupe ou non.


La technologie de reelyActive ne repose pas sur les réseaux Wi-Fi ou cellulaires, mais sur la bande ISM 902-928MHz. Cette bande, aussi utilisée par les téléphones résidentiels, ne permet pas de transmettre de grands volumes de données, mais offre plus de souplesse : «Les balises qu'ils nécessitent sont moins chères et moins énergivores que celles qui sont requises pour se connecter sur un réseau cellulaire», explique Jeffrey Dungen.


reelyActive est loin d'être la seule entreprise à utiliser d'autres fréquences que celles que les opérateurs mobiles utilisent pour connecter des objets à Internet. Toutefois, plusieurs fréquences différentes sont utilisées, et la question de la compatibilité limite l'essor de cette approche. En effet, rares sont les entreprises qui ont envie de gérer plusieurs réseaux parallèles. «Le gros problème maintenant, c'est tous les différents standards. Et c'est là qu'on se démarque, parce que nos récepteurs sont multistandards», explique Jeffrey Dungen.


De la capacité à revendre


Selon Bruno Crispin, chef des partenariats chez Rogers Communications, la capacité des réseaux cellulaires à accueillir cette nouvelle vague d'appareils ne fait pas de doute. Alors que la plupart des opérateurs mobiles ont investi massivement dans leurs réseaux de nouvelle génération, ceux de première génération sont relativement sous-utilisés. De plus, les communications en provenance d'objets sont très légères. «Une machine à café, par exemple, pourrait n'envoyer qu'une communication sur le réseau par semaine et elle pourrait le faire à trois heures du matin, évitant ainsi les pics de trafic», explique Bruno Crispin.


Depuis plusieurs années déjà, les réseaux cellulaires sont mis à contribution pour connecter les flottes de camions des transporteurs et les panneaux d'affichage numérique. Ce qui est nouveau, c'est l'apparition de la connectivité dans des appareils moins coûteux ou dont le besoin de connectivité est moins évident.


Les machines distributrices connectées, qui transmettent de l'information sur leurs stocks par Internet, constituent un bon exemple de cette nouvelle vague. Les lecteurs d'empreintes digitales de S.I.C. Biometrics, de Vaudreuil-Dorion, en sont un autre : «Afin d'installer un de nos lecteurs sur la porte d'une roulette de chantier qui n'est pas raccordée à Internet, par exemple, la connectivité cellulaire est essentielle», explique Éric Talbot, pdg de S.I.C. Biometrics.


De manière à simplifier le processus, c'est souvent le manufacturier qui facture la connectivité à ses clients, agissant ainsi comme le revendeur de l'opérateur mobile. «L'un des avantages de la connectivité cellulaire, c'est que l'utilisateur n'a pas besoin de gérer son propre réseau ; c'est du "clés en main"» , explique Bruno Crispin.


Amazon, quant à elle, absorbe ce coût dans le cas du Kindle 3G, son lecteur de livres numériques destiné au consommateur. À mesure que le coût des données diminuera, ce modèle d'affaires pourrait s'étendre à d'autres produits : «À long terme, tout va définitivement se connecter», prédit Bruno Crispin.


julien.brault@tc.tc

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