Le Chinois qui voulait lancer une «Tesla killer» dans l'eau chaude

Publié le 02/01/2018 à 09:10

Le Chinois qui voulait lancer une «Tesla killer» dans l'eau chaude

Publié le 02/01/2018 à 09:10

Par AFP

Photo: Gettyimages

Le patron du géant de l'Internet chinois LeEco, criblé de dettes, a ignoré l'injonction des autorités à rentrer en Chine, et annoncé mardi avoir envoyé sa femme et son frère régler les colossaux impayés de l'entreprise. 


Jia Yueting, 44 ans, a publié sur un réseau social une lettre adressée à la section pékinoise de la Commission de régulation des marchés, qui lui avait «ordonné» lundi dernier de retourner au pays avant le 31 décembre.


M. Jia assure être aux Etats-Unis pour développer la société de voitures électriques Faraday Future, dont il était le premier actionnaire.


Son nom avait été rajouté en décembre par la justice chinoise à la liste noire des débiteurs en défaut de paiement. Celle-ci lui réclame des centaines de millions de dollars de prêts impayés.


«J'ai donné à (ma femme) Mme Gan Wei et à (mon frère) M. Jia Yuemin les pleins pouvoirs d'exercer mes droits en tant qu'actionnaire de l'entreprise cotée et de s'acquitter de mes obligations d'actionnaire», a écrit le fondateur de LeEco sur son compte du réseau social Weibo.


Fondé en 2004 et spécialisé à l'origine dans l'offre de vidéos en ligne (ce qui lui valait le surnom de «Netflix chinois»), LeEco s'est engagé dans une stratégie d'investissements tous azimuts, dont un ambitieux projet de voiture autonome. Cet onéreux pari automobile a fait basculer les finances du groupe, dont seul le service de vidéo à la demande LeShi est véritablement rentable.


Jia Yueting a précisé mardi que ses proches se pencheront sur les impayés de Leshi Internet, la principale entité cotée de LeEco. Sur son compte Weibo, Mme Gan a confirmé qu'elle rencontrera des créanciers en Chine afin de « résoudre les problèmes de dette » de l'entreprise.


S'il devait regagner la Chine, après que son nom a été porté sur la liste noire, Jia Yueting ne pourrait plus prendre l'avion, des trains à grande vitesse ou séjourner dans des hôtels de luxe. Il pourrait aussi être empêché de quitter la Chine.


Un tribunal de Pékin a déclaré le mois dernier avoir saisi plus d'un milliard d'actions de Leshi Internet -- la totalité des parts de M. Jia -- afin de rembourser des créanciers. La justice a également saisi deux logements du patron chinois et 200.000 dollars (166.000 euros) d'un de ses comptes bancaires.


 


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