Fonds d'investissement spécialisés du Québec ferme ses portes

Publié le 10/12/2009 à 13:24

Fonds d'investissement spécialisés du Québec ferme ses portes

Publié le 10/12/2009 à 13:24

Union-Vie met la clé dans la porte de ses Fonds d'investissement spécialisés du Québec (FISQ).

Ses trois fonds existants, aux actifs totaux de 13 M$, sont dissous, soit le Fonds Municipal - profil Québec, le Fonds Zéro coupon - profil Québec et le Fonds Rendement Réel - profil Québec. Selon la direction, la décision a été prise en raison des exigences réglementaires «de plus en plus lourdes» favorisant «la concentration du marché entre les mains des plus grands manufacturiers de fonds communs de placement». Ainsi, la direction a décidé de ne conserver que les fonds distints FISQ.

Signe avant-coureur des difficultés de FISQ, un autre fonds, le Fonds obligataire multi devises - profil Québec, avait disparu en mai 2008 en raison, selon les termes alors employés par la direction, du «manque d'intérêt de la part des investisseurs et du faible volume de transactions depuis sa création». Il faut dire que ce désintérêt s'est généralisé comme une onde de choc avec la chute de Norbourg.

Avant ce scandale, FISQ affichait des actifs de 55 M$. Devenue filiale de l'assureur l'Union-vie de Drummondville en 2004, FISQ confiait la gestion de ses fonds à la société Sodagep, dirigée par Guy Liebart. Celui-ci avait débuté sa carrière de gestionnaire de titres à revenu fixe au sein de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Le respect de ses pairs, tel qu'exprimé par Michel Marcoux, président d'Avantages Services financiers, qui le qualifie «d'excellent» gestionnaire, n'aura donc pas suffi à assurer le succès de FISQ qui laisse de moins en moins de place aux petits joueurs et qui centralise de plus en plus ses centres de décision dans la ville de Toronto.

«Face à nos clients, on doit constamment défendre les petits gestionnaires de fonds tels FISQ face aux géants de type Fidelity ou Banque Nationale qui disposent d'énormes budgets de promotion. Et le pire, c'est que l'AMF ne fait rien pour dissiper les craintes irraisonnées des épargnants», affirme Michel Marcoux qui prévoit la disparition totale des indépendants d'ici les cinq prochaines années.

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