Québec injecte 10 millions $ pour développer la médecine personnalisée

Publié le 16/02/2013 à 11:10

Québec injecte 10 millions $ pour développer la médecine personnalisée

Publié le 16/02/2013 à 11:10

Par La Presse Canadienne

Québec injectera 10 millions $ sur quatre ans pour favoriser le développement de la "médecine personnalisée" dans le domaine du cancer.


Le Partenariat pour la médecine personnalisée en cancer (PMPC) recevra également 11,1 millions $ d'un groupe d'entreprises: Caprion Protéome, Oncozyme Pharma, Pfizer, Sanofi et Telus Santé.


En oncologie, la médecine personnalisée consiste à utiliser l'information moléculaire provenant de tumeurs ou du sang d'un patient afin de caractériser plus précisément le type de cancer dont celui-ci est atteint et de trouver le traitement optimal.


Le PMPC s'emploiera plus particulièrement à développer et à valider de nouveaux "biomarqueurs", puis à encourager leur utilisation dans la pratique médicale. Les biomarqueurs sont des indicateurs qui aident à diagnostiquer une maladie, à suivre son évolution et à prédire l'action d'un médicament ou d'un traitement.


Le PMPC concentrera d'abord ses efforts sur certains cancers très courants, notamment les cancers du poumon, du côlon et du sein.


En conférence de presse à l'Université du Québec à Montréal, vendredi, le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a soutenu que le PMPC allait "hisser le Québec parmi les précurseurs" dans le secteur de la recherche en médecine personnalisée.


Le président et chef de la direction de Caprion Protéome, Martin LeBlanc, qui pilotera le PMPC, a quant à lui estimé que la médecine personnalisée pourrait se traduire par des économies pour les contribuables.


"Si on calcule ce que ça coûte de prescrire à 60 pour cent d'une population un médicament qui n'aura pas d'effet tout en créant des effets secondaires et en retardant la guérison ou l'amélioration d'une condition, c'est clair que la médecine personnalisée vise à freiner les coûts du système de santé", a-t-il expliqué.


"On est au début (de la recherche dans ce domaine), mais il y a des preuves concrètes qui démontrent qu'on n'est pas en train de creuser un puits qui ne va pas livrer de pétrole", a-t-il illustré.


Le gouvernement annonce un appui au PMPC au moment même où il sabre dans ses subventions aux chercheurs. Plus tôt cette semaine, cependant, la première ministre Pauline Marois a réduit les compressions dans ce domaine, les faisant passer de 63 à 36,5 millions $.


"Il n'y a pas d'incohérence, a assuré M. Marceau. Le gouvernement a le désir de soutenir la recherche et les sciences de la vie." 


Compte tenu des difficultés financières de l'État, "on a demandé un effort particulier au secteur de la recherche", a convenu le ministre, en promettant toutefois "des réinvestissements importants" d'ici quelques années.


Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Pierre Duchesne, doit tenir en avril des assises afin de préparer une nouvelle stratégie gouvernementale pour le secteur.


"Je peux vous dire que la future politique de la recherche disposera de fonds substantiels et plus importants que ceux qu'on a trouvés lorsqu'on est arrivés aux commandes, en septembre dernier", a affirmé Nicolas Marceau.

Sur le même sujet

10 choses à savoir jeudi

08:37 | Gaële Fontaine et Yannick Clérouin

Les entrepreneurs québécois plus optimistes, Bloomberg débarque au Canada et la ville Facebook prend forme.

60 secondes avec: Dominique Anglade, pdg de Montréal International

Édition du 21 Février 2015 | François Normand

Le gouvernement du Québec adoptera ce printemps la nouvelle politique en matière d'immigration. Que propose Montréal ...

Réagissez à cet article
 commentaires

À la une

Que fera la Banque du Canada le 4 mars?

16:12 | Jean Gagnon

La Banque du Canada abaissera-t-elle de nouveau son taux directeur le 4 mars?

Banque Laurentienne: François Desjardins remplace Réjean Robitaille

15:59 | Frédéric Roy

François Desjardins deviendra président et chef de la direction de la Banque Laurentienne le 1er novembre.

Sans l'éolien, Hydro-Québec planifierait autrement, dit Thierry Vandal

Les achats d'électricité d'Hydro se feraient différemment si ce n'était de la filière éolienne, dit Thierry Vandal.