Un remède à la méfiance

Offert par Les Affaires


Édition du 23 Mai 2015

Un remède à la méfiance

Offert par Les Affaires


Édition du 23 Mai 2015

Par Matthieu Charest

[Photo: Shutterstock]

Le Québec est plongé dans une profonde «crise de confiance», et ce, «depuis plusieurs années», soutient l'Institut de la confiance dans les organisations (ICO). Un constat peu reluisant, mais surtout, un appel à l'action. L'Institut veut rétablir la confiance dans tous les pans de la société québécoise, notamment dans le milieu des affaires. Une tâche immense à accomplir, et tout un mouvement pour y parvenir.


«[La confiance], ce sera l'enjeu principal du domaine des affaires au cours des prochaines années», croit Donald Riendeau, directeur général et fondateur de l'ICO. À preuve, la confiance des Québécois à l'égard de l'ensemble des professions est passée de 65 % à 52 %, de 2002 à 2015, selon l'organisme qui cite des études menées par Léger.


«C'est extrêmement important, poursuit le directeur général. Il y a un impact économique lié aux enjeux de confiance. Notre objectif, c'est de faire comprendre à quel point le manque de confiance est un problème criant, mais aussi, qu'il est possible de la rétablir. Pour ce faire, il faut d'abord impliquer toutes les parties prenantes puis instaurer un dialogue au sein des organisations.»


Un sommet et des prix


Pour souligner l'importance des enjeux de confiance et entamer le dialogue, l'ICO a organisé le Sommet international de la confiance dans les organisations, les 21 et 22 mai, à Montréal. Deux jours de conférences et de formations, auxquels ont participé entre autres Caroline Néron, présidente de Bijoux Caroline Néron, Denis Gallant, inspecteur général de la Ville de Montréal, Suzanne Blanchet, vice-présidente principale de Cascades, et Michel Nadeau, directeur général de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques (IGOPP). C'est pendant l'événement qu'ont été remis les «Saluts» de la confiance, des prix destinés à souligner les personnalités «qui ont le plus contribué à rétablir la confiance», aux yeux des Québécois.


Un pointage fondé sur le rang


Les lauréats des «Saluts» ont été choisis par un sondage Web mené par Ipsos du 15 au 20 avril, auprès de 500 personnes. Les personnalités ont d'abord été regroupées dans six secteurs (politique, affaires, secteur public, culturel et artistique, information et journalisme de même que caritatif et social) et classées par la suite selon deux variables. La question posée était la suivante : «Qui a contribué le plus à améliorer la confiance du public envers son secteur d'activité ?» Les personnalités ont reçu 10 points par pourcentage quand elles étaient le premier choix des personnes sondées, et 5 points lorsqu'elles constituaient le deuxième choix. Ainsi, Denis Coderre, le premier choix de 18 % des personnes sondées, a reçu 180 points (18 x 10 points) et 75 autres points parce qu'il était le deuxième choix de 15 % des répondants (15 x 5 points), pour un total de 255 points, ce qui en fait le gagnant de la catégorie politique. Le total de points devient l'«indice», lequel permet de classer les personnalités entre elles.


Un concours de popularité ?


Même si les répondants choisissent, en règle générale, des personnalités connues, il ne s'agit pas là d'un concours de popularité, se défend Ipsos. «Comme dans n'importe quelle étude, la popularité joue un rôle, dit Luc Durand, le président d'Ipsos pour le Québec. Mais si l'impact de la notoriété teinte un peu les résultats, ça ne vient pas les biaiser.»


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