GE Capital: aucune garantie pour Bombardier

Publié le 20/06/2017 à 15:51

GE Capital: aucune garantie pour Bombardier

Publié le 20/06/2017 à 15:51

Par Martin Jolicoeur

Sans nuire à Bombardier, la nouvelle société de financement qu’entend créer GE Capital, avec le concours de la Caisse de dépôt et placement du Québec, ne chercherait pas non plus à lui venir en aide.


Joint à Shannon, en Irlande, James Lutton, le chef des communications mondiales de GE Capital Aviation Services (GECAS), a expliqué à Les Affaires que le projet de coentreprise, annoncé lundi, n’offrirait pas d’occasions d’affaires particulières à l’avionneur (To., BBD.B) de Montréal.


« Ultimement, même si nous sommes acheteur d’avions, nous ne générons pas de demande pour un modèle ou un autre, a expliqué le représentant de GE Capital. Nous ne créons pas la demande.  Cette dernière est d’abord déterminée par nos clients, pas par nous.»


En marge du Salon de l’aéronautique et de l’espace Paris - Le Bourget, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a annoncé sa participation à la création d’une coentreprise de financement d’avions d’une valeur de 2G$. La Caisse a signé une lettre d’engagement avec GECAS en vue de créer cette nouvelle plateforme de financement, du nom de Einn Volant Aircraft Leasing (EVAL).


EVAL entend se spécialiser dans «l’acquisition d’avions écoénergétiques» auprès de différentes compagnies aériennes afin de les offrir en location par la suite à ces même transporteurs, en vertu de contrats de achat-location à long terme.


En raison de ce penchant avoué pour les «avions écoénergétiques», d’aucuns ont cru à la création artificielle d’un futur client des avions de gamme CSeries de Bombardier. Depuis le début de 2017, Bombardier n’a vendu aucun de ces appareils de cette nouvelle gamme. Et à ce jour, a confirmé sa porte-parole Nathalie Siphengphet, la québécoise n’en a encore livré que 13 exemplaires, à Swiss Airlines et AirBaltic.


«Il est entendu que les avions CSeries s’intègrent bien parmi les avions monocouloirs de nouvelle génération que visent EVAL. Sans les exclure par contre, nous ne pouvons non plus nous y cantonner et parler d’exclusivité.


La participation éventuelle de chacun des deux partenaires dans la nouvelle société n’a pas encore été dévoilée. Il en demeurera ainsi, a répondu le porte-parole mondial de GE Capital Aviation Services, aussi longtemps que ne seront finalisés les termes de la transaction. Cette dernière demeure conditionnelle à l'obtention autorisations réglementaires nécessaires.


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