Aérospatiale : après les mises à pied, le désintérêt des étudiants

Martin Jolicoeur . les affaires.com . 15-04-2010

  • LinkedIn
chapeau

Une des étapes de fabrication de l'appareil Q-400 de Bombardier. Photo: Bloomberg

La récession et les licenciements massifs survenus dans l’industrie aérospatiale, depuis un an, semblent avoir détourné de manière importante l’intérêt des jeunes québécois pour ce secteur.


À preuve, l’École nationale d’aérotechnique (ÉNA), associé au Cégep Edouard-Montpetit, à Longueuil, a connu ce printemps une chute de près 40% du nombre de demandes d’inscription pour la prochaine année.


PLUS: Les analystes s'attendent à une lente reprise pour Bombardier


PLUS: De nouvelles mises à pied envisagées chez Bombardier Aéronautique


À ce jour, l’institution collégiale a reçu 316 demandes d’inscription pour la prochaine année, comparativement à 511 l’an dernier à pareille date. En 2001, au moment où l’industrie connaissait ses meilleurs jours, le nombre d’inscription de l’ÉNA avait atteint les 734 inscriptions au premier tour.


Les baisses les plus marquées concernes la Technique de construction aéronautique (-54,3%), Technique d’avionique (-46,9%) et la Technique de maintenance d’aéronefs (-33,9%).


Une industrie cyclique


Une situation qui désole toute l’industrie aérospatiale, à commencer par le directeur général du Collège et directeur de l’ÉNA, Serge Brasset. Ce dernier rappelle, entre autres, que l’ÉNA est la seule maison d’enseignement spécialisée en aérospatiale à offrir une formation technique de pointe en construction aéronautique, en maintenance d’aéronefs et en avionique en Amérique du Nord.


«Les perspectives d’emploi en aérospatiale pour nos diplômés sont bien réelles et ce, malgré une conjoncture économique (difficile)», soutient-il, appuyé de différents acteurs de l’industrie, que ce soit les représentants d’Aéro Montréal et de l’Association québécoise de l’aérospatiale, que de l'industrie, comme ’Héroux-Devtek et de Rolls Royce.


Étant donné que la formation technique est de trois ans, les jeunes ne se trompent pas en préparant leur avenir profesionnel dans ce secteur, dit-il.. Un secteur qui demeurera toujours par ailleurs excessivement sensible aux soubressauts de l’économie. On dit de cette industrie qu’elle est cyclique.


Qu’à cela ne tienne, les étudiants d’aujourd’hui seront prêts, dit-on, pour la reprise de ce secteur qu’on espère la plus rapide possible. L’ÉNA souligne qu’un deuxième tour d’inscription prendra fin le 19 avril prochain. Beaucoup d’espoir est mis de ce côté. Historiquement par contre, ce deuxième tour n’a jamais permis d’accroître de plus de cent le nombre de nouvelles demandes d’inscription.


 

1 commentaire

nanana le 14-04-2010

Bonjour. Le secteur de l'aéronautique a une baisse qui ne durera pas longtemps. Les pays émergents font des commandes à coup de 200 à 500 avions. Les américains hormis Delta ont les flottes les plus vieilles de la planète. (Même Delta qui vient d'acheter Northwest devra se débarrasser de sa flotte de DC9, DC10 et 747 qui devra donc être remplacé. L'Afrique qui ont toujours vécu en achetant les ferrailles des pays riches devront maintenant s'acheter des bolides flanban à cause des limites de bruits et d'émission polluantes et les européens devront aussi se mettre à l'heure, pour leur part, il s'agit du tout au rien. Certains ont des flottes flanban alors que d'autres se promèenent en carosse moyen-âgeux. Puisque les services aériens peuvent être développés dans des villes de plus en plus petites, Bombardier et Embraer auront beaucoup de travail parce que la demande est et restera forte pour les avions de 70 à 90 places. Bombardier avec sa CSeries vient de s'installer dans un créneau que Boeing et Airbus avaient délaissé. Airbus et Boeing qui comptent revenir dans ce créneau veulent se servir des A318 et 737 respectivement pour le faire, mais se sont des bolides trop gros comparativement à ce que Bombardier et Embraer offrent. Puisque cela n'est pas vraiment une alternative, ils veulent munir leurs flottes de A318-9 ainsi que 737 de nouveaux moteurs mais cette prouesse n'est pas pour demain, Bombardier aura donc le chemin presque libre pendant 10 ans et sera dès lors bien ancrée. Merci et bonne journée

Tous les commentaires >

Abonnez-vous

image

Votre meilleur allié pour faire grandir votre entreprise, votre carrière et votre portefeuille. Économisez 75 % sur le prix en kiosque !

Abonnez-vous