Fonds négociés en bourse ou fonds communs de placement?

Publié le 11/01/2019 à 07:30

Fonds négociés en bourse ou fonds communs de placement?

Publié le 11/01/2019 à 07:30

Par Institut québécois de planification financière

Alors que la saison des REER approche, plusieurs réfléchiront à leurs placements. Il existe plusieurs options, comparons-en deux: les fonds négociés en bourse (FNB) et les fonds communs de placement (FCP).


Les FCP et les FNB sont formés d’un ensemble de placements, comme des actions ou des obligations, détenus par un groupe d’investisseurs et gérés par un gestionnaire de fonds professionnel. Cependant, les FNB se négocient sur une place boursière, au même titre que les actions. Les transactions sont effectuées par l’intermédiaire d’un compte de courtage. De leur côté, les FCP s’achètent auprès de conseillers ou dans une institution financière. Ils regroupent l'argent des investisseurs dans divers types de placements, en fonction des objectifs de placement du fonds. Une autre différence majeure entre les deux véhicules se situe au niveau des frais de gestion : ceux d’un FCP sont généralement plus élevés que ceux reliés aux FNB.


Au cours des dernières années, les FNB sont devenus largement disponibles pour les investisseurs, par l’intermédiaire de courtiers en valeurs mobilières ou directement en ligne dans un compte de courtage. Avec la multitude de FNB qui existe aujourd’hui, il est possible de diversifier ses placements.


De leur côté, les FCP sont gérés par un gestionnaire de portefeuille actif qui fait des transactions régulièrement pour respecter les objectifs de placement du fonds et pour essayer de battre l’indice de référence (leur comparatif). Cela implique donc des frais de gestion plus élevés, qui oscillent en général entre 1,5 % et 2,5 % par année, comparativement à 1 % ou moins pour un FNB. Des frais de transactions autour de 10$ peuvent être requis à l’achat et à la vente des FNB.


On peut donc se poser 2 questions.


1. À rendement brut équivalent (avant les frais de gestion), quel est le coût réel de détenir un FCP comparativement à un FNB?


Pour répondre à cette première question, prenons l’exemple de Paul, 30 ans, qui a déjà investi 2 000 $ et qui va cotiser 2 500 $ par an pour les 30 prochaines années. Supposons aussi que le rendement de ses placements est de 6 % par an avant les frais de gestion, et que les frais de gestion pour le FCP sont de 2,0 %, contre 0,5 % pour un FNB équivalent. Finalement, prenons comme hypothèse que le niveau de risque est équivalent pour les deux types d’investissement.


Au bout de 30 ans, si Paul n’avait pas payé de frais de gestion pour ses placements, il aurait accumulé 209 132 $. Dans le FCP, Paul aura accumulé une somme de 143 701 $ après frais. Avec le FNB, il aura accumulé une somme de 190 030 $ après frais. Sur une période de 30 ans, Paul aurait ainsi payé l’équivalent de 46 329 $ de plus en frais de gestion en optant pour un fonds commun de placement.


2. Est-ce que les FCP ont généré historiquement de meilleurs rendements à long terme que les FNB?


Standard & Poor’s, une entreprise internationale qui fait des analyses régulières pour répondre à cette question, fait le constat suivant : historiquement, au Canada, 80 % des FCP évalués ont moins bien performé que leur indice de référence. Concrètement, à risque équivalent, un investisseur a 80 % plus de chance d’avoir un meilleur rendement avec un FNB qu’avec un FCP.


Bien sûr, avant de choisir un véhicule de placement, il faut regarder plus loin que les chiffres. Par exemple, malgré qu’il soit de plus en plus facile d’investir dans les FNB, il faut néanmoins avoir un minimum de connaissances au niveau des placements et avoir du temps pour effectuer les suivis et les ajustements nécessaires. Avec un FCP, le gestionnaire de fonds fait ce travail.


Les frais de gestion des placements ont un impact significatif sur le rendement. Il faut s’assurer de bien les comprendre, trouver des solutions pour en payer le moins possible et, surtout, respecter le niveau de risque que l’investisseur est prêt à accepter.


Assurez-vous de bien comprendre dans quoi vous investissez et rappelez-vous que les rendements passés ne sont pas garants des rendements futurs!


Bonne saison des REER et n’oubliez pas d’avoir du plaisir à vous occuper de vos finances!


Amine Chbani, MBA, Pl. Fin.


 

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