Simplicité éprouvée chez Colabor

Publié le 11/02/2012 à 00:00, mis à jour le 09/02/2012 à 10:41

Simplicité éprouvée chez Colabor

Publié le 11/02/2012 à 00:00, mis à jour le 09/02/2012 à 10:41

Par Marie-Claude Morin

La rémunération de base chez Colabor avoisine la moyenne du marché et est ajustée selon l'expérience du dirigeant, explique Jacques Landreville, président du conseil d'administration. [Photo : Gilles Delisle]

Gagnant - Catégorie : Grande entreprise -


«Je suis un vieux praticien des compagnies cotées en Bourse», dit en riant Jacques Landreville, ancien pdg d'Uni-Sélect et président du conseil d'administration de Colabor. En conséquence, il privilégie une approche simple et éprouvée pour rémunérer la haute direction du grossiste alimentaire.


D'abord, une rémunération de base avoisinant la moyenne du marché, ajustée selon l'expérience du dirigeant. «Nous regardons toujours où les individus sont rendus dans leur carrière. J'aime à dire que les dirigeants sont inconscients de leur incompétence les premières années, et inconscients de leur compétence en fin de carrière», explique M. Landreville. Ensuite, une bonification à court terme, conditionnelle à la croissance des ventes et du bénéfice de la société et à l'atteinte d'objectifs individuels. Finalement, une rémunération à long terme versée sous forme d'actions liées au rendement et d'options.


«Nous avons aimé la simplicité de leurs pratiques, dit Denis Desautels, président du jury. En plus, la rémunération présente une bonne corrélation avec les résultats.» Le lien entre le paiement de bonis et le versement régulier de dividendes, novateur selon M. Desautels, a aussi retenu l'attention.


De son côté, Michel Magnan, professeur à l'école de gestion John-Molson et membre du jury, souligne l'équité interne. «Il n'y a pas d'écarts excessifs entre les membres de la direction, ce qui devrait favoriser le travail d'équipe.» Il a aimé la clarté des objectifs de performance, qui ne sont pas alambiqués, comme c'est le cas dans trop d'entreprises.


En 2010, le conseil d'administration a octroyé une allocation de retraite de 1,5 million de dollars (M$) au pdg Gilles C. Lachance, qui avait annoncé son départ prochain. Une décision qui peut surprendre, mais qui s'explique dans le contexte, selon M. Landreville. «M. Lachance a piloté plusieurs belles acquisitions, dont les synergies peuvent prendre jusqu'à cinq ans pour se réaliser. Nous avons jugé correct de lui offrir de participer à l'accroissement de valeur.»


Et si les synergies ne se concrétisent pas ? «Là, il va falloir que lui et le conseil se parle !» dit M. Landreville. D'ailleurs, le versement est étalé sur trois ans et conditionnel à ce que le pdg sortant agisse en 2012 comme conseiller spécial de son successeur, Claude Gariépy, puis comme administrateur.


La nomination de M. Gariépy, ancien pdg de Familiprix, à la tête de l'entreprise de Boucherville ne devrait pas bouleverser le programme de rémunération. «Comme il participait au comité de rémunération [il était administrateur depuis 2007], sa nouvelle affectation s'inscrit plutôt dans la continuité», dit M. Landreville.


LES MEMBRES DU CA DE COLABOR


Jacques Landreville (président)


administrateur de sociétés


Donald Dubé


administrateur de sociétés


Gilles C. Lachance, pdg de Colabor jusqu'en janvier 2012


administrateur de sociétés


Richard Lord


président et chef de la direction, Quincaillerie Richelieu


Robert Panet-Raymond


administrateur de sociétés

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