L'OSM optimise sa gestion grâce aux comités

Publié le 11/02/2012 à 00:00, mis à jour le 09/02/2012 à 10:52

L'OSM optimise sa gestion grâce aux comités

Publié le 11/02/2012 à 00:00, mis à jour le 09/02/2012 à 10:52

Par Marie-Claude Morin

Le fonctionnement efficace du conseil d'administration de l'OSM s'explique par l'utilisation de comités, dit Thierry Dorval, secrétaire. [Photo : Gilles Delisle]

Gagnant ex Æquo - Catégorie : Organisme culturel -


Quarante personnes dans un conseil d'administration, c'est très inhabituel... et aussi très risqué. Difficile en effet de réunir tout le monde, de créer une chimie, de prendre des décisions. Or, l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) a su transformer ce qui aurait pu être un handicap en avantage. Au point où le jury du concours Korn/Ferry Les Affaires lui lève son chapeau pour la qualité de sa gouvernance et lui décerne, ex æquo, le prix de la catégorie organisme culturel.


«L'OSM a relevé des défis importants ces dernières années, et le conseil a su orienter et aider la direction», dit Denis Desautels, président du jury, faisant référence à l'ouverture de la nouvelle salle et à la stabilisation du financement. Outre Lucien Bouchard à la présidence, on retrouve notamment au conseil Hélène Desmarais, Jacques Ménard et Monique F. Leroux.


Pour faire fonctionner le tout efficacement, la clé réside dans l'utilisation de comités, explique Thierry Dorval, secrétaire de l'OSM. «C'est ce qui nous distingue des autres organismes sans but lucratif», dit cet associé du cabinet d'avocats Norton Rose. Les huit comités permettent de regrouper les expertises autour de la planification stratégique et des finances, du marketing, du budget et des relations gouvernementales. «Ça permet de se pencher sur des questions que le conseil seul n'aurait pas le temps d'examiner», soutient M. Dorval.


Ces discussions sont ensuite relayées au comité exécutif par chacun des présidents de comité. Cette structure convient bien aux besoins de l'OSM, explique M. Dorval, puisqu'elle optimise le temps consacré à l'OSM par chaque personne.


En 2008, dans un souci d'améliorer ses pratiques de gouvernance, l'orchestre a créé une fondation indépendante et adopté une politique de gestion des conflits d'intérêts. «C'était important de le faire pour donner l'assurance aux donateurs que l'argent qu'ils offrent est géré de façon prudente par des personnes indépendantes», dit M. Dorval.


L'administrateur parle aussi avec fierté de la préparation de la relève, un dossier dans lequel le conseil s'est investi. L'actuelle chef de la direction, Madeleine Careau, agit comme mentore pour sa successeure pressentie, la chef de l'exploitation Mélanie La Couture. Si ce modèle de gestion de la relève est répandu dans les entreprises publiques, il est rare dans les organismes sans but lucratif, juge M. Dorval. «Au quotidien, ça donne des résultats vraiment bien.»

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