Cominar : assurer la croissance par la rémunération

Publié le 11/02/2012 à 00:00, mis à jour le 09/02/2012 à 10:43

Cominar : assurer la croissance par la rémunération

Publié le 11/02/2012 à 00:00, mis à jour le 09/02/2012 à 10:43

Par Marie-Claude Morin

La famille Dallaire, propriétaire de 13 % du capital, «est tout à fait neutre quant à la rémunération. Tous les membres de ce comité sont indépendants», explique Robert Després, président du conseil d'administration de Cominar. [Photo : Yan Doublet]

Gagnant - Catégorie : Moyenne entreprise -


En cinq ans, les actifs du Fonds de placement immobilier Cominar sont passés de 727 millions de dollars (M$) à 2,5 milliards de dollars. Et ce n'est pas fini. En achetant pour un peu plus de 900 M$ sa rivale Canmarc, qui possède notamment la gare Centrale et la Place Alexis Nihon au centre-ville de Montréal, l'entreprise de Québec augmentera la valeur de ses actifs de 45 %, pour atteindre un total de plus de 30 millions de pieds carrés.


Ce désir de croissance colore différentes facettes de l'entreprise, y compris le programme de rémunération des hauts dirigeants. «Notre philosophie est d'offrir une rémunération globale supérieure à l'univers de comparaison quand ça va bien», explique Gérard Coulombe, président du comité de rémunération. Pour ce faire, le salaire de base et les primes à court terme correspondent à la moyenne du groupe de référence, mais les mesures incitatives à long terme sont supérieures à celles des sociétés comparables. «Nous avons appliqué cette façon de faire année après année, et ça a porté ses fruits», dit l'avocat et associé chez Lavery.


Selon Robert Després, président du conseil, l'important est de retenir et motiver les dirigeants, tout en s'assurant que les sommes gagnées l'ont été dans le meilleur intérêt des actionnaires. Il faut dire que la gouvernance de Cominar présente une particularité : l'entreprise est une fiducie, et trois des cinq membres de sa haute direction appartiennent à la famille Dallaire, propriétaire de 13 % du capital, et siègent au conseil d'administration. Ce qui ne représente pas un défi particulier aux yeux de M. Després. «La famille est tout à fait neutre quant à la rémunération. Tous les membres de ce comité sont indépendants, comme c'est le cas au sein du comité de gouvernance et de celui de mise en candidature», assure-t-il.


De toute façon, M. Coulombe pense que l'actionnariat ne doit pas influencer la rémunération. «Il ne faut pas pénaliser un dirigeant parce que sa famille détient beaucoup d'actions.» Diriger et posséder des actions équivaut selon lui à deux chapeaux différents. «Ce qui suppose aussi de remercier le dirigeant en question s'il ne satisfait pas les attentes du conseil d'administration.»


Cette rigueur dans l'élaboration et l'application de la politique de rémunération, les membres du jury l'ont sentie et appréciée lors de discussions avec des administrateurs de Cominar, note Denis Desautels, président du jury. «Le conseil d'administration saisit bien tous les détails liés au programme de rémunération.» La société pourrait, dit-il, servir d'exemple à bien d'autres entreprises.


LES MEMBRES DU CA DE COMINAR


Robert Després (président)


administrateur de sociétés


Gérard Coulombe


associé, Lavery


Alain Dallaire,


vice-président directeur, exploitation, Cominar


Michel Dallaire


président et chef de la direction, Cominar


Alban D'Amours


administrateur de sociétés


Dino Fuocco


Équipements vétérinaires Matvet


Pierre Gingras


administrateur de sociétés


Michel Paquet


vice-président directeur senior et secrétaire, Cominar

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