Fed: Stanley Fischer soutient des mesures de relance budgétaire

Publié le 21/11/2016 à 11:06

Fed: Stanley Fischer soutient des mesures de relance budgétaire

Publié le 21/11/2016 à 11:06

Par AFP

(Photo: Getty)

Le vice-président de la Réserve fédérale (Fed) Stanley Fischer a estimé lundi que des mesures de relance budgétaire seraient bienvenues pour soutenir l'économie américaine.


«Même s'il y a un désaccord sur le type de mesures budgétaires à prendre, la combinaison d'une amélioration des infrastructures, d'une meilleure éducation, d'un encouragement à l'investissement privé et d'une régulation plus efficace ont probablement un rôle à jouer dans la promotion d'une croissance plus rapide de la productivité et du niveau de vie», a affirmé M. Fischer lors d'une conférence à Washington.


Le président-élu Donald Trump a promis au cours de sa campagne électorale des mesures massives de relance budgétaire en terme de dépenses d'infrastructures et de réductions d'impôts pour les sociétés. 


Tout en paraissant plus enthousiaste sur des mesures de relance que ne l'a montré Janet Yellen, la présidente de la Fed, devant le Congrès la semaine dernière, le numéro deux de la banque centrale a toutefois ajouté qu'il n'y avait «pas de grande marge de manoeuvre pour creuser le déficit».


Les économistes craignent en effet que des mesures de relance ne créent davantage d'inflation car le marché du travail est proche du plein emploi. 


Interrogé sur l'appréciation du dollar, M. Fischer a reconnu que cela avait «un impact négatif» sur les exportations américaines mais le niveau du billet vert «n'empêchera pas» la Fed «de faire ce qu'elle doit faire sur la base de ce qui se passe pour l'inflation et l'emploi», a-t-il ajouté. 


M. Fischer s'est montré ferme sur l'importance de la régulation financière et l'indépendance de la banque centrale, alors que celle-ci a été critiquée au cours de la campagne électorale. 


Après la crise financière de 2008, «nous avons augmenté les fonds propres dans le système bancaire, nous ne devons pas abandonner cela. Nous avons fait changer les comportements sur le marché des produits dérivés, certains n'aiment pas ça, mais nous ne devons pas abandonner cela», at-t-il insisté. 


«Si nous ne préservons pas cela, on créera d'autres problèmes», a-t-il poursuivi, se disant «surpris» de voir qu'«en parlant avec des gens du secteur financier, il semble qu'il ne se soit rien passé!», en 2008-2009.


«Mais il s'est bien passé quelque chose et cela a créé beaucoup de désarroi», a-t-il ajouté faisant référence à la Grande récession intervenue dans le sillage de la crise des prêts immobiliers à risque.


Dans son discours devant le Council on Foreign Relations, un institut d'études, M. Fischer a jugé que l'économie des États-Unis «se comportait relativement bien» et que le taux de chômage à 4,9% approchait son niveau optimal tandis que l'inflation «se raffermit vers l'objectif de 2%». Il n'a pas évoqué explicitement la future hausse des taux que les marchés attendent pour mi-décembre mais ces deux arguments vont dans le sens d'un prochain resserrement du crédit.


image

Forum TI DevOps

Mercredi 12 septembre


image

Usine 4.0

Mardi 18 septembre


image

Gestion de l'innovation

Mercredi 19 septembre


image

Objectif Nord

Mardi 25 septembre


image

Gestion du changement

Mercredi 03 octobre


image

Marché du cannabis

Mercredi 10 octobre

Sur le même sujet

Bourse: l'été ne sera pas de tout repos

BLOGUE. Gracieuseté de la bravade de Donald Trump, les stratèges craignent un été mouvementé.

«La Fed va tuer le marché haussier»

21/06/2018 | Stéphane Rolland

David Rosenberg, économiste en chef de Gluskin Sheff + Associates, croit qu'on a déjà atteint le sommet du cycle.

À la une

Et si Trump était réélu en 2020?

23/06/2018 | François Normand

ANALYSE - On sous-estime les appuis du président et on surestime la capacité des démocrates de rebondir.

New York et Toronto terminent en ordre dispersé

22/06/2018 | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

La dégradation des relations commerciales entre les États-Unis et le reste du monde continuent d'inquiéter les marchés.

Risque élevé de guerre commerciale à l'échelle mondiale, estime Leitao

Le risque d'une guerre commerciale globale est élevé, selon le ministre des Finances Carlos Leitao, qui ...