image

Élections Québec 2012: Pour une banque de développement économique du Québec

Nicolas Marceau . les affaires.com . 08-08-2012 (modifié le 08-08-2012 à 08:49)

Au Québec, il y un manque flagrant d’organisation dans l’application des politiques de développement économique. Premièrement, au sein de l’État québécois, un trop grand nombre de ministères, programmes et organismes se partagent cette mission. Nous devons simplifier ces structures pour améliorer la gestion du développement économique et la rendre cohérente.


Deuxièmement, de nombreux programmes fédéraux (BDC, SADC, CAE, etc.) œuvrant au Québec ont également pour mission de favoriser le développement économique. Inévitablement, ces chevauchements désordonnés nuisent à la cohérence que devrait avoir une politique axée sur la croissance économique. Il faut donc rapatrier ces programmes.


Nous proposons d’éliminer ces chevauchements ainsi que la multiplication des organismes québécois. Nous devons regrouper tous les programmes et organismes dans une seule institution, la Banque de développement économique du Québec (BDEQ), pour permettre une meilleure intégration des leviers de développement économique. Ce guichet unique permettra aussi d’alléger le fardeau administratif des entrepreneurs.


 


Offrir un service plus efficace et plus diversifié aux entrepreneurs


La mission centrale de la Banque sera de soutenir la création d’entreprises et de contribuer à leur essor. Son mandat sera notamment d’épauler les PME et de desservir une plus large clientèle, actuellement laissée à elle-même, comme les petites collectivités locales, les instituts de recherche, les regroupements d’entreprises, les organismes culturels et les entreprises d’économie sociale. Ces institutions contribuent à l’essor du Québec et elles méritent l’appui de l’État. Elles ont besoin d’avoir accès à du capital de risque, des prêts directs et des garanties de prêts.


Une des innovations majeures de la Banque sera d’offrir du capital patient aux entrepreneurs avec des attentes de rendement à plus long terme. Le premier objectif est d’augmenter le taux de survie des jeunes entreprises, qui est très bas en ce moment au Québec.


5 commentaires

YBertrand le 09-08-2012

Bonjour. Encore la distributrice à bonbon qui a besoin de tout contrôler et placer ses petits namis. Vous aurez à trouver un nouveau Lamarre car il n’est plus disponible. Vous avez aliéné trois générations de jeunes en les empêchant d’apprendre l’anglais alors qu’ils étaient entourés de 300 millions d’anglophone, en pleine immersion alors que le reste de la planète se fend le derrière en huit pour l’apprendre. La langue anglaise n’est pas seulement pour les présidents et directeurs généraux des entreprises. Le “shipper” dont l’entreprise vend aux USA ou Canada a besoin lui aussi d’apprendre l’anglais. Plus de 70% des exportations sont pour les USA et 21% pour le Canada et pendant ce temps le PQ joue sur les émotions “des maudits angla”. Et bien sans les angla, le Québec serait depuis longtemps une république de banane, sans banane faut-il le préciser. Pendant qu’au Québec les populations de Hull, Montréal et Québec ont augmenté entre 1976 et 2011 de 38%, 57% et 71% les villes de Ottawa, Toronto et Windsor ont augmenté durant la même période de 262%, 154% et 129%. La loi 101 a fait et continue de faire fuir les grandes entreprises. Le meilleur exemple est certes Ottawa qui a vu de nombreuses grandes entreprises s’installer à Toronto et déménagé leurs bureaux de Montréal vers Ottawa en plus d’accueillir elle-même des sièges sociaux. Ma famille provient de Ottawa (6 générations incluant celle de mon fils) et avons vécu cette manne qui s’est fait au détriment du Québec. Où est donc le “projet de société” avec lequel vous avez endormis la moitié de la population ? Merci et bonne journée.

Tous les commentaires >