À surveiller: Boeing, Uni-Sélect et Alimentation Couche-Tard

Publié le 03/05/2022 à 11:11

À surveiller: Boeing, Uni-Sélect et Alimentation Couche-Tard

Publié le 03/05/2022 à 11:11

Par Denis Lalonde
Le logo de Boeing

L'analyste de Bank of America, Ronald J. Epstein, réduit son cours cible sur un an sur le titre de Boeing. (Photo: 123RF)

Que faire avec les titres de Boeing, Uni-Sélect et Alimentation Couche-Tard? Voici quelques recommandations d’analystes susceptibles de faire bouger les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion totalement différente de celle exprimée.

 

Boeing (BA, 148,84$US) : Bank of America abaisse son cours cible sur un an

La direction de Boeing a la réputation de reconnaître qu’elle affronte des problèmes et d’agir pour corriger la situation longtemps après qu’ils soient devenus évidents aux yeux de tous, selon l’analyste Ronald J. Epstein, de Bank of America.

«Les investisseurs en sont venus à se demander quels étaient les défis qui allaient apparaître et qui n’ont pas encore été reconnus par la direction du constructeur», dit-il.

Ce dernier liste une série de vents contraires que Boeing devra affronter et auxquels la direction n’a pas encore décidé de s’attaquer. En voici quelques-uns :

 

  • L’analyste note des charges totalisant 7,9 milliards de dollars américains (G$US) dans son secteur militaire à ce jour, et ce n’est à son avis pas terminé, en raison de pressions inflationnistes et de problèmes de chaîne d’approvisionnement et de pénurie de personnel qui retardent la livraison de contrats;
  • Boeing serait aussi loin d’avoir réglé tous les problèmes sur ses appareils 787, dont les livraisons sont interrompues depuis mai 2021, accumulant au passage 115 appareils en inventaire, dont la valeur est estimée à 12,5G$US;
  • Le rapport d’impact environnemental pour les appareils 737 MAX 10 est à risque d’être reporté à 2023;
  • Boeing devait lancer la commercialisation de son appareil 777X à la fin de 2023, mais elle a été reportée en 2025, des délais qui entraîneront des coûts non récurrents de 1,5G$US;
  • La pénurie d’ingénieurs empêche le constructeur de faire progresser ses programmes de développement de ses appareils, ce qui se répercutera sur la capacité de Boeing à augmenter sa capacité de production;
  • Une augmentation des tensions entre les États-Unis et la Chine pourrait pénaliser Boeing, puisque le quart de la demande pour les appareils de l’entreprise est chinoise;
  • Pendant que Boeing affronte des vents contraires et doit corriger des problèmes sur certains appareils, Airbus bénéficie d’un vent de dos et récolte d’importantes parts de marché dans ces créneaux.

 

Tout cela sans oublier que Boeing, selon l’analyste, n’a pas de politique claire pour verser un dividende régulier, ce qui pourrait faire fuir de nombreux investisseurs.

L’analyste réitère sa recommandation «neutre» sur le titre de Boeing, mais abaisse son cours cible sur un an, qui passe de 220$US à 180$US.

 

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