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Accélérer s’organise

Claude Fortin|Mis à jour le 26 avril 2024

Accélérer s’organise

Patrick Gervais, président du conseil d’administration d’Accélérer et vice-président du marketing et des communications à Lion Électrique, devant un des véhicules fabriqués par l’entreprise de Saint-Jérôme. (Photo: Lion Électrique)

AUTOMOBILE. Alors que la transition vers l’électricité s’accélère dans l’industrie automobile, les acteurs canadiens de la filière de l’électrification des transports s’organisent. La création d’Accélérer, l’Alliance canadienne de la chaîne d’approvisionnement des véhicules zéro émission (VZE), le 28 septembre dernier, illustre leur volonté de s’imposer sur le marché mondial. 

Pour eux, les incitatifs actuels mis en place par les gouvernements pour favoriser le passage à la voiture électrique sont bons, mais il faut faire plus, et plus vite. « On regarde beaucoup ce qui se fait en Californie », explique Patrick Gervais, président du conseil d’administration d’Accélérer, qui compte notamment Lion Électrique, AddÉnergie et Propulsion Québec. Dans cet État de la côte ouest américaine, poursuit celui qui est également vice-président du marketing et des communications à Lion Électrique, « ils disent qu’à partir de 2024, 9 % de tout ce qui sera vendu dans l’État doit être électrique, pour se rendre jusqu’en 2035, alors que 100 % des véhicules, des autobus, des camions de collecte et 45 % des camions de type tracteur devront être 100 % électriques ». 

Une réglementation plus agressive au Canada permettrait d’augmenter le volume d’affaires des manufacturiers canadiens et de consolider les bases de la filière, estime Patrick Gervais. « Si on développe notre chaîne d’approvisionnement, ça va permettre de réduire les coûts de production, tout en conservant notre expertise dans le domaine. Et le retour sur chaque dollar investi dans l’électrique est de quatre. » Il signale que le Québec compte déjà « des gens qui fabriquent des stations de recharge, des fabricants de véhicules lourds 100 % électriques, de motos marines, de véhicules tout-terrain et même de chariots élévateurs ». 

L’actuelle mobilisation des acteurs canadiens de l’automobile sourit à Yan Cimon, professeur titulaire et vice-recteur aux affaires externes, internationales et à la santé de la Faculté d’administration de l’Université Laval. « Cette industrie doit montrer ce qu’elle est capable de faire, soutient-il. On a des joueurs qui peuvent être très concurrentiels sur la scène internationale, mais encore faut-il qu’ils y développent à la fois la notoriété et la crédibilité.» Selon lui, « la véritable bataille, c’est celle de s’insérer dans une chaîne d’approvisionnement mondiale » de composantes de véhicules électriques.

 

Alors que la transition vers l’électricité s’accélère dans l’industrie automobile, les acteurs canadiens de la filière de l’électrification des transports s’organisent. La création d’Accélérer, l’Alliance canadienne de la chaîne d’approvisionnement des véhicules zéro émission (VZE), le 28 septembre dernier, illustre leur volonté de s’imposer sur le marché mondial. 
Pour eux, les incitatifs actuels mis en place par les gouvernements pour favoriser le passage à la voiture électrique sont bons, mais il faut faire plus, et plus vite. « On regarde beaucoup ce qui se fait en Californie », explique Patrick Gervais, président du conseil d’administration d’Accélérer, qui compte notamment Lion Électrique, AddÉnergie et Propulsion Québec. Dans cet État de la côte ouest américaine, poursuit celui qui est également vice-président du marketing et des communications à Lion Électrique, « ils disent qu’à partir de 2024, 9 % de tout ce qui sera vendu dans l’État doit être électrique, pour se rendre jusqu’en 2035, alors que 100 % des véhicules, des autobus, des camions de collecte et 45 % des camions de type tracteur devront être 100 % électriques ». 
Une réglementation plus agressive au Canada permettrait d’augmenter le volume d’affaires des manufacturiers canadiens et de consolider les bases de la filière, estime Patrick Gervais. « Si on développe notre chaîne d’approvisionnement, ça va permettre de réduire les coûts de production, tout en conservant notre expertise dans le domaine. Et le retour sur chaque dollar investi dans l’électrique est de quatre. » Il signale que le Québec compte déjà « des gens qui fabriquent des stations de recharge, des fabricants de véhicules lourds 100 % électriques, de motos marines, de véhicules tout-terrain et même de chariots élévateurs ». 
L’actuelle mobilisation des acteurs canadiens de l’automobile sourit à Yan Cimon, professeur titulaire et vice-recteur aux affaires externes, internationales et à la santé de la Faculté d’administration de l’Université Laval. « Cette industrie doit montrer ce qu’elle est capable de faire, soutient-il. On a des joueurs qui peuvent être très concurrentiels sur la scène internationale, mais encore faut-il qu’ils y développent à la fois la notoriété et la crédibilité.» Selon lui, « la véritable bataille, c’est celle de s’insérer dans une chaîne d’approvisionnement mondiale » de composantes de véhicules électriques.