Zones de l'est de ­Montréal: à l'est, bien du nouveau

Offert par Les Affaires


Édition du 09 Décembre 2020

Zones de l'est de ­Montréal: à l'est, bien du nouveau

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Édition du 09 Décembre 2020

Par Ruby Irene Pratka
Sylvain ­Lemieux Christian ­Yaccarini

Sylvain ­Lemieux et Christian ­Yaccarini croient que l’« écosystème » de zone facilitera les connexions entre des ­PME et des institutions. (Photos: ­Sébastien Rioux)

SPÉCIAL INNOVATIONSylvain ­Lemieux et ­Christian ­Yaccarini rêvent d’innovations en technologie médicale et de thérapies novatrices dans l’est de ­Montréal. Avec une quinzaine de partenaires, dont la ­Chambre de commerce de l’est de ­Montréal (CCEM), l’Université de ­Montréal et plusieurs hôpitaux, ils proposent un projet de zone d’innovation pour voir la matérialisation de leurs désirs.

Respectivement ­PDG du ­Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’­Est-de-l’­Île-de-Montréal et président et chef de la direction de la ­Société de développement ­Angus, ­Sylvain ­Lemieux et ­Christian ­Yaccarini sont pour le moment les auteurs du seul projet formellement déposé auprès du ­ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI) pour ce secteur de la ville. Toutefois, il y a au moins deux autres zones d’innovation potentielles en développement dans les mêmes quartiers, dont une concernant la logistique et le transport.

Pour ­Christine ­Fréchette, présidente de la ­CCEM, ces zones représentent des occasions « sans précédent » de réunir les forces d’institutions publiques et privées afin de créer des pôles d’expertise.

La présidente espère qu’éventuellement, les projets créeront un terreau fertile pour la relance économique du secteur, en attirant des ­start-ups et en générant de bons emplois. Elle considère que l’est de ­Montréal est bien placé pour accueillir ces projets « aimants à talent » en raison de sa densité de population relativement moins élevée et des nombreux terrains inoccupés, et de l’expansion prévue du transport en commun dans le secteur.

Sylvain ­Lemieux considère que cet « écosystème » facilitera la mise en marché des produits novateurs en créant des connexions entre des ­PME et des institutions, ces dernières pouvant donner accès aux premières à des experts et à des laboratoires de pointe. Idéalement, tous les utilisateurs du ­CIUSSS finiront par avoir accès aux soins améliorés.

Sylvain ­Lemieux ajoute qu’avec la présence de quatre grands établissements de santé publique – l’Hôpital ­Maisonneuve-Rosemont, le ­Centre de réadaptation ­Marie ­Enfant du ­Centre hospitalier universitaire ­Sainte-Justine, l’Institut de cardiologie de ­Montréal et l’Institut universitaire en santé mentale de ­Montréal – et leurs centres de recherche, de trois cégeps et de plusieurs entreprises pharmaceutiques et spécialisées, beaucoup des éléments nécessaires pour créer une zone d’innovation en santé sont déjà réunis. Quand l’appel de projets a été lancé par le ­MEI, le ­PDG et son équipe y ont donc « vu une opportunité importante de contribuer, en tant que ­CIUSSS, à la relance de l’est de la ville de ­Montréal ».

Le projet déposé au ­MEI prévoit la construction d’une usine de production des produits de thérapie cellulaire sur un terrain appartenant à l’hôpital ­Maisonneuve-Rosemont, dont le coût n’a pas encore été annoncé, à partir de 2022. Il inclut aussi la proposition d’un allègement réglementaire dans l’espoir d’accélérer la mise en marché de nouveautés. « ­Une ­PME qui a développé un produit innovant serait capable de l’expérimenter pendant deux ans dans les établissements de santé membres de la zone d’innovation », précise ­Sylvain ­Lemieux.

Tous s’entendent pour dire que le partenariat proposé entre le gouvernement, le secteur public et le secteur privé est essentiel à la réussite des zones d’innovation. « ­Le projet a un rôle de développement économique avec des retombées directes [en matière de santé] sur la population, résume le président de la ­Société de développement ­Angus. C’est cette double mission qui nous a séduits. Nous avons notre expertise en développement économique et immobilier, mais sans le ­CIUSSS, nous n’avons pas accès à la science. »

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