Bénéfice en hausse pour Fiat Chrysler, qui estime pouvoir survivre seul

Publié le 31/07/2019 à 11:26

Bénéfice en hausse pour Fiat Chrysler, qui estime pouvoir survivre seul

Publié le 31/07/2019 à 11:26

Par AFP
Le logo de Fiat

(Photo: 123RF)

Fiat Chrysler (FCA) a bien résisté au deuxième trimestre, confirmant ses objectifs annuels contrairement à plusieurs autres constructeurs automobiles, et voit le futur sereinement, malgré l’échec de son mariage avec Renault.

Porté par ces annonces, le titre FCA gagnait plus de 4 % à la Bourse de Milan mercredi en milieu d’après-midi.

Le groupe italo-américain, qui compte les marques Fiat, Chrysler, Jeep, Maserati, Alfa Romeo, Dodge et Ram, a vu son bénéfice net progresser de 14 % au deuxième trimestre, à 793 millions d’euros, porté par le succès des véhicules Ram et la Jeep Gladiator en Amérique du Nord.

Cette région, principal marché du groupe, a encore représenté la quasi-totalité de son bénéfice opérationnel (Ebit) ajusté. 

Le chiffre d’affaires mondial du groupe a de son côté diminué de 3 %, à 26,74 milliards d’euros, affecté par la crise qui secoue le marché automobile.

Le constructeur a écoulé 1,157 million de véhicules sur le trimestre, soit un recul de 11 %.

Le nombre de véhicules livrés a chuté de 12 % en Amérique du Nord, en raison de la réduction des stocks chez les concessionnaires, et a dévissé de 34 % en Asie-Pacifique, du fait principalement de la Chine. Il a par ailleurs reculé de 10 % en Europe-Moyen-Orient-Afrique, tandis que les ventes de Maserati chutaient de 46 %.

Néanmoins, contrairement à Renault, qui a révisé à la baisse son objectif de ventes pour l’année, et l’allemand Daimler qui a baissé deux fois ses prévisions annuelles, FCA a confirmé tous ses objectifs pour 2019.

Il prévoit un Ebit ajusté supérieur à 6,7 milliards d’euros, au même niveau que 2018, un bénéfice ajusté par action inférieur à 2,70 euros, soit moins que les 3 euros de 2018, et un flux de trésorerie supérieur à 1,5 milliard, contre 4,4 milliards l’an passé.

« Bonne impulsion » 

« Nous sommes satisfaits des résultats du deuxième trimestre, qui sont en ligne avec nos attentes, et qui nous donnent une bonne impulsion alors que nous entrons dans la seconde partie de l’année », a déclaré le patron de FCA Mike Manley, lors d’une conférence téléphonique avec les analystes, en se félicitant de la « performance très forte en Amérique du Nord ».

En avril, il s’était dit confiant dans le fait que le groupe atteindrait ses objectifs pour 2019, mais avait averti que les résultats seraient en berne en début d’année. Le bénéfice net avait reculé de 46,6 % au premier trimestre.

Pour redresser la situation, FCA a décidé de mettre l’accent sur le marketing, la réorganisation de Maserati et la restructuration de sa coentreprise avec le constructeur GAC en Chine, pays où la concurrence s’intensifie dans un marché en repli, ce qui pèse sur les prix.

FCA a approuvé des investissements pour permettre le lancement de 10 nouveaux véhicules Maserati entre 2020 et 2023, posant ainsi les bases « pour que Maserati redevienne rentable en 2020 », a souligné M. Manley.

Le groupe est aussi au travail dans la région Europe-Moyen-Orient-Afrique, où son Ebit ajusté a dévissé de 88 %, atteignant seulement 22 millions d’euros sur le trimestre.

Après l’échec de son mariage avec Renault, M. Manley a souligné que le groupe était ouvert aux opportunités, mais pouvait survivre seul.

« Nous continuons à dire que nous sommes ouverts aux opportunités » en termes de consolidation du secteur, mais nous avons un plan stratégique « relativement robuste qui peut survivre avec ou sans ce type de fusion », a-t-il affirmé.

Le mariage avec Renault n’était pas « un passage obligé », a-t-il ajouté, tout en soulignant que ce projet représentait « une grande opportunité pour nous et (…) pour Renault », grâce aux « synergies très importantes » qu’il aurait générées.

Fiat Chrysler avait présenté le 27 mai un projet de fusion avec Renault, pour donner naissance au troisième groupe mondial du secteur. Mais il a interrompu dix jours plus tard les discussions, en estimant que les « conditions politiques » n’étaient pas réunies en France pour un tel rapprochement.

 

 

 

 


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