Le droit à l'erreur pour être plus performant

Publié le 18/02/2016 à 11:37

Le droit à l'erreur pour être plus performant

Publié le 18/02/2016 à 11:37

Avons-nous droit à l’erreur en tant qu’entreprise? Ou plutôt, est-ce que les entreprises peuvent réellement s’améliorer sans se tromper? Deux questions auxquelles il importe de s’attarder.


Qui n’ose rien n’a rien


Tout d’abord, l’expression «Qui n’ose rien n’a rien», est une bonne façon de répondre à ces deux questions parce que selon nous, pour être plus performantes, les organisations doivent se donner la chance de s’améliorer.


Dans le contexte économique actuel où les entreprises se doivent d’être plus efficaces afin de demeurer compétitives et ainsi garder leur place sur le marché, il faut oser sortir des sentiers battus, cesser de se contenter et surtout cesser d’avoir peur d’améliorer ses façons de faires.


Pas de place pour le statu quo


Un des fondements dans la quête de la performance est de faire participer les employés. Une façon d’y arriver est de permettre aux gestionnaires d’impliquer les employés dans le processus de résolution des problèmes pour que ceux-ci apportent leurs idées. C’est souvent de ces échanges que vont sortir les meilleures pistes de solution.


Oser soumettre des idées demande du courage. Lorsque nous animons des groupes de discussion dans le but de trouver des solutions à divers problèmes, nous remarquons que les gens, par peur de se tromper ou par peur du ridicule, se retiennent de donner leurs idées. Mais il n’est pas rare qu’en cours d’atelier, on s’aperçoive que ce sont ces idées retenues qui mènent à la solution et qui font la différence.


Trop souvent, chez les employés, la peur d’être jugé par leurs pairs ou la crainte d’être réprimandé par les dirigeants en cas d’erreurs fait qu’ils n’osent rien faire pour tenter de s’améliorer.


La paralysie de la perfection


Un paradigme profond perçu dans plusieurs organisations est la nécessité de la perfection. Dans certains cas, autant les employés que les gestionnaires n’osent apporter des changements aux opérations de crainte de faire des erreurs dans la nouvelle solution proposée.


De plus, souvent nombreux sont ceux qui n’exécutent et ne mettent pas en place les solutions apportées avant d’avoir le sentiment que la solution et le plan sont parfaits. C’est ce que nous aimons appeler la paralysie de la perfection. L’effet de cette paralysie peut même en venir qu’à tuer le momentum des projets.


En fait, il est primordial de reconnaître l’erreur comme étant une opportunité d’apprendre et d’aller plus loin. Alors faire des essais à quelques reprises devient donc fondamental dans la quête de la performance, pourvu qu’on utilise les erreurs comme des opportunités d’apprendre. 


1 idée en vaut 10!


D’ailleurs, il est prouvé que sur dix améliorations mises en place, une seule sera assez rentable pour payer les neuf autres. Alors c’est à force d’essayer, et de s’ajuster, et de recommencer que l’idée la plus payante ressortira. C’est le concept des petits pas.


En somme, une entreprise qui performe cherche quotidiennement à cumuler le plus d’idées de ses employés, laisse aller le syndrome de la paralysie de la perfection et ose faire des erreurs pour mieux réussir.

À propos de ce blogue

Valérie et Sylvia Gilbert sont deux sœurs ingénieures industrielles qui se passionnent pour la performance opérationnelle. Elles sont respectivement PDG et VP de Mindcore, une entreprise dédiée à la promotion de l’excellence dans les organisations. Elles proposent un regard neuf sur l’amélioration continue, la productivité et la qualité.

Valérie et Sylvia Gilbert

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