image

Portrait type du leader de 2025

Olivier Schmouker . les affaires.com . 24-10-2011 (modifié le 02-11-2011 à 11:38)

Tags : Leadership , Management

chapeau

Peter Sims pense que nous vivons une révolution du leadership. Photo : The Economist.

NEW YORK - D'ici une quinzaine d'années, le monde du travail aura changé du tout au tout. Rares seront ceux qui ne feront pas du télétravail, le 9 à 5 aura disparu, peut-être aussi les fins de semaine! Piloter une équipe de travail, voire une entreprise, nécessitera de toutes nouvelles compétences.


Découvrez mes précédents posts


Plus : Facebook | Twitter


Lesquelles ? C'est justement ce dont il était question lors de l'événement Human Potential organisé en septembre à New York par The Economist, avec des vedettes du management telles que Steve Case, ex-pdg d'AOL et de Time Warner, Jared Cohen, directeur de Google Ideas, Jeff Weiner, pdg de LinkedIn, et autres Tony Hsieh, pdg de Zappos.com... Au fil de leurs interventions, ils ont tracé le portrait-robot du leader de demain. Voici ses principaux traits.


1. Über-ambitieux


Ne brilleront à l'avenir que ceux qui afficheront une grande ambition, et même une très grande ambition. «Les middle managers, c'est-à-dire les gestionnaires intermédiaires d'aujourd'hui, sont une espèce en voie de disparition. De plus en plus, les leaders et leurs lieutenants traiteront directement avec leurs employés, avec le moins d'intermédiaires possible», a prévu Lynda Gratton, professeure de la London Business School, après avoir rencontré quelque 200 hauts dirigeants de 21 multinationales (Nokia, Tata, Shell, etc.), entre octobre 2009 et mai 2010, pour les interroger à fond sur les tendances émergentes en matière de management.


D'ici une quinzaine d'années, les leaders devront adopter une nouvelle attitude s'ils veulent sortir gagnants de la prochaine guerre, celle des talents, dont on perçoit déjà les prémisses. En effet, un début de pénurie de main-d'oeuvre qualifiée se fait d'ores et déjà sentir un peu partout sur la planète.


D'après l'auteure de The Shift : The Future of Work Is Already Here, les über-ambitieux, c'est-à-dire ceux qui ont une ambition démesurée, devront être :


> Ultra-compétents. Demain, être généraliste sera obsolète. «Si vous demeurez un touche-à-tout, des milliers, voire des millions de gens seront capables de faire la même chose que vous, mais plus vite, moins cher et peut-être mieux», a-t-elle dit.


> Ultra-connectés. Il faudra non seulement se différencier des autres, mais aussi nouer des liens avec tous ceux qui seront en mesure de vous aider dans votre travail. Car exceller tout seul dans son coin ne permettra pas d'exprimer tout son potentiel. D'où la nécessité de bien s'entourer et d'intégrer différents groupes de personnes aussi brillantes que soi, mais dans leurs propres champs de compétence.


> Attentifs à leur équilibre de vie. Demain, les personnes talentueuses ne consacreront pas toute leur vie au travail. Elles n'accepteront donc plus certains «sacrifices» faits au détriment de leur vie de famille, si courants aujourd'hui. «Des mots comme «bonheur» et «régénération» passeront dans le langage courant dès qu'on parlera de travail», a ajouté Mme Gratton.


Jeff Weiner, pdg de LinkedIn, croit que les médias sociaux vont permettre ce changement de paradigme : «Bientôt, on pourra prévoir le futur grâce à LinkedIn. Il suffira par exemple d'analyser nos données pour prévoir les domaines appelés à recruter fortement dans les prochaines années, de déceler les personnes susceptibles d'en profiter et même de les alerter à l'avance des compétences dont elles auront alors besoin, si bien qu'elles pourront se mettre à les étudier à l'avance.»

1 commentaire

YBertrand le 24-10-2011

Bonjour. @monieur Schmouker. Lorsque nous suivons l'évolutions des études effectuées par la communauté des relations industrielles des 15 mais surtout 10 dernières années, il est de plus en plus difficile de trouver un concensus "théorique" sur ce que devrait être la déontologie par rapport son manque réel durant la dernière décennie. Nous sommes fort loin des enseignements que nous procurent les centaines d'études effectuées sur quatre continents et le BIT alors que l'on a à peine réussis à établir l'équité salariale entre hommes et femmes et les disparités entre les différents niveaux de responsabilité des grandes entreprises. Je crois que de par leur position (AOL, Google, TimeWarner, Linkedin, Zappos) que leurs arguments ne reposent que sur les besoins du type d'entreprise à laquelle ils appartiennent. On se croiraient à une conférence sur l'informatique dans les nuages. D'ailleurs le même discours était employée il y a vingt ans et tout comme Liberté 55, nous attendons encore les résultats (même pour ceux qui sont rendus à 65 ans). Ce sont des positions basées sur l'élitisme qui ne font que cacher des préceptes qui à ce jour ne fonctionnent toujours pas et ne répondent pas aux attentes des employés. Avec des systèmes d'éducation dont les déraillements des années 80 ne sont toujours pas retournés sur les tracks, un manque de responsabilité et de respect mur à mur des individus envers les biens publics, privés ainsi que des personnes ne permettra pas à notre société décadente en perte, voire marque de valeurs de décrasser les entreprises de la main mise des phychopathes à cravates qui se multiplient au gré du temps. Nous sommes dans une ère de changements profonds de nos valeurs, déontologie, étique, équité, égalité et biens d'autres afin que les comportements des gestionnaires permettent l'entrée en jeu de visionnaires tant du point "produits" que du point de vue "systèmes corporatifs" qui exigeront une transparence et un ordre difficile à établir et à maintenir. Merci et bonne journée.

Tous les commentaires >

Abonnez-vous

image

Votre meilleur allié pour faire grandir votre entreprise, votre carrière et votre portefeuille !

 

Économisez 75 % sur le prix en kiosque !

Abonnez-vous