Feu et smog: ce que les employeurs doivent faire

Publié le 07/06/2023 à 07:30

Feu et smog: ce que les employeurs doivent faire

Publié le 07/06/2023 à 07:30

Par Catherine Charron

«Tout travailleur qui a du mal à respirer doit réduire ou arrêter ses activités», rappelle le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail. (Photo: Getty Images)

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RHÉVEIL-MATIN. Même si les brasiers font rage à des centaines kilomètres de leur milieu de travail, les employeurs de partout dans la province doivent demeurer aux aguets, car la piètre qualité de l’air pourrait nuire au système respiratoire de leurs employés.

Dans un communiqué de presse paru le 5 juin 2023, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a d’ailleurs rappelé aux organisations ce qu’elles pouvaient mettre en place pour les protéger.

Le mot d’ordre, c’est d’éviter à tout prix d’exposer les membres de son équipe à la fumée. Ainsi, la CNESST recommande de maintenir closes les fenêtres, et de cesser d’utiliser «les systèmes d’extraction et de ventilation en utilisant le mode «recirculation d’air», lorsque c’est possible.»

En plus de réduire le risque de laisser entrer l’air vicié, l’employeur devrait aussi encourager ses salariés à «demeurer à l’intérieur des bâtiments».

Certes, tous les secteurs d’activité ne peuvent cloîtrer leurs employés, comme ceux de la construction, de l’agriculture, de la foresterie, de l’aménagement paysager, de l’exploitation minière, du transport ou encore des services de livraison, énumère le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST).

S’il n’est possible de reporter les tâches qui doivent être accomplies à l’extérieur, comme l’exhorte la CNESST, les patrons doivent faire un suivi plus serré de l’état de santé de leurs troupes.

«Tout travailleur qui a du mal à respirer doit réduire ou arrêter ses activités et en aviser son superviseur, encourage le CCHST. Il peut s’avérer nécessaire de transférer temporairement le travailleur dans une aire où l’air est plus pur ou de remettre le travail à un moment où la qualité de l’air se sera améliorée.»

Si on ne peut installer une «cabine filtrée et fermée» autour du lieu extérieur où les tâches doivent être réalisées, le port du masque N95 peut minimiser les chances d’incommoder les salariés.

Boire de l’eau pourrait aussi aider à réduire les effets de la fumée sur leur système respiratoire, indique le CCHST, car le corps est plus apte à se débarrasser de certaines particules lorsque la bouche et le nez sont humides.

En plus de former leurs employés aux risques de bosser dans de telles conditions, les équipes de direction doivent leur rappeler quelles sont les bonnes pratiques pour protéger leur santé respiratoire, ajoute l’organisation.

Bien entendu, en cas de symptômes graves, les services d’urgence doivent être alertés.

Soit dit en passant, il n’y a pas que le système respiratoire des travailleurs qui peut être affecté par les feux qui détruisent des milliers de kilomètres carrés un peu partout au Québec. Ce climat anxiogène peut créer de l’inconfort ou un mal-être chez certains membres de son équipe, souligne le CCHST.

En plus de les encourager à lever la main si leur santé mentale est secouée, l'employeur peut leur rappeler quels sont les programmes d’aide mis à leur disposition.

Lorsque le smog et la fumée se seront dissipés, les entreprises devraient s’assurer que le système de ventilation de ses locaux soit inspecté et nettoyé, si nécessaire.

Le temps serait d’ailleurs peut-être venu d’investir dans «des systèmes de ventilation avec filtration à haute efficacité», d’après la CNESST. Rappelons que la fréquence de telles catastrophes naturelles est amenée à s’accélérer avec la crise climatique.

 

 


 

 

 

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