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La PME Glo brise les silos à Playa del Carmen

Catherine Charron|06 février 2023

La PME Glo brise les silos à Playa del Carmen

«Ce n'est pas la même chose de partager un lunch et d’explorer des ruines mayas», illustre le fondateur de Glo, Jonathan Nicolas. (Photo: courtoisie)

RHéveil-matin est une rubrique quotidienne où l’on présente aux gestionnaires et à leurs employés des solutions inspirantes pour bien commencer leur journée. En sirotant votre breuvage préféré, découvrez des astuces inédites pour rendre vos 9@5 productifs et stimulants.


RHÉVEIL-MATIN. À l’automne dernier, la quinzaine d’employés de l’agence de marketing numérique montréalaise Glo a posé ses valises sur le bord de la mer des Caraïbes, à Playa del Carmen, pour y travailler et profiter en équipe pendant 10 jours des plaisirs locaux.

Cette initiative – la deuxième du genre pour la PME qui a soufflé ses cinq bougies en 2022 – a eu de superbes retombées en brisant les silos entre les départements et en créant un sentiment d’appartenance, raconte au bout du fi son fondateur, Jonathan Nicolas.

«Qu’on soit quatre ou quinze, ça a permis de souder des liens dans un autre contexte. Ce n’est pas la même chose de partager un lunch et d’explorer des ruines mayas, illustre le patron. La cohabitation était un défi qu’on anticipait. Finalement, ça a renforci la culture d’entraide et de bienveillance qu’on a déjà au sein de l’organisation.»

Le rayonnement auprès des chercheurs d’emploi n’est pas négligeable non plus.

Or, pas besoin de s’exiler à des milliers de kilomètres de leurs bureaux de la rue Casgrain pour récolter de tels bénéfices, assure-t-il. En tout temps, l’entreprise se fait un devoir de repenser son milieu de travail afin d’y promouvoir le bien-être, s’étant engagée depuis ses débuts à aller à contre-courant d’une industrie qui peut user à la corde ces artisans.

C’est pourquoi notamment elle a une politique de la déconnexion, offre à ses employés de gérer leur propre horaire et pose des gestes pour protéger leur santé mentale au travail. Glo a même développé son propre outil de «recrutement anonymisé» pour pallier ses biais cognitifs à l’embauche.

C’est pourtant la base, croit Jonathan Nicolas.

«On veut aussi innover. Le voyage, ça en fait partie. On a aussi une salle au bureau où les employés peuvent faire la sieste comme à la maison, ajoute le stratège numérique. On a une volonté de réinvestir les profits qu’on fait dans l’expérience des employés plutôt que de maximiser les profits à court terme des actionnaires.»

Ainsi, «recruter ou fidéliser à tout prix» n’est pas la motivation première de Glo lorsqu’elle adopte de telles mesures novatrices : «c’est de s’investir activement dans le bien-être des gens».

Les employés de Glo se sont envolés vers le Mexique à l’automne 2022. (Photo: courtoisie)

Cette escapade au Mexique, dont le voyagement, l’hébergement et quelques activités ont été offerts par la PME, est donc le fruit de cette culture d’entreprise, et non «un plaster [qu’on appose sur] les problèmes de fonds», illustre son dirigeant.

Tous les employés ont mis la main à la pâte pour créer une expérience qui leur ressemble. «Plutôt que de planifier quelque chose de mon côté, et que ce ne soit pas ce qu’ils souhaitent, [j’ai] impliqué tout le monde.»

Sans trop s’avancer, Jonathan Nicolas affirme vouloir reconduire l’expérience. Quelle forme prendra-t-elle? Ça reste à confirmer.

Chose certaine, les bienfaits d’avoir travaillé dans une villa mexicaine sont tangibles et la portée se fera sentir encore longtemps, estime-t-il.

 

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