Un truc ultra simple pour arrêter de chialer au travail!

Publié le 28/09/2018 à 06:09

Un truc ultra simple pour arrêter de chialer au travail!

Publié le 28/09/2018 à 06:09

Nous chialons tous, tout le temps. À tort... Photo: DR

Avez-vous noté, comme moi, combien nous nous plaignons de tout et de rien au travail ? Quand ce n’est pas le boss qui est sans cesse sur notre dos, c’est un collègue qui nous tape sur les nerfs. Quand ce n’est pas la photocopieuse qui est en panne, c’est l’ordinateur qui bogue. Quand ce n’est pas le téléphone qui sonne toutes les minutes, ce sont les courriels qui s’empilent dans notre boîte plus rapidement qu’on ne peut les détruire. Pas vrai ?


Et si, un beau jour, nous arrêtions de chialer… La vie ne serait-elle pas, d’un coup d’un seul, plus belle ?


Hum… Plus facile à dire qu’à faire, pensez-vous sûrement. Avec raison, aurais-je pensé si je n’étais pas récemment tombé sur un drôle de livre, Défense de se plaindre ! (Éditions Artège, 2018) du psychologue italien Salvo Noè. C’est que celui-ci montre à quel point il nous est néfaste de nous plaindre tout le temps comme nous le faisons, et surtout, dévoile différents trucs pratiques pour contrer subtilement cette fâcheuse habitude.


Voici, pour vous, un extrait du livre qui devrait vous permettre de vous aider à changer, le moment venu, vos lunettes noires pour des lunettes roses :


«Dans bon nombre d’entreprises, le sport national est la plainte, note M. Noè. Si bien que lorsque je donne une formation en entreprise, je commence toujours par la thématique «Stop aux plaintes!»


«Pourquoi ? Parce que je vois toujours des visages tristes, pleins de colère, des personnes plongées dans un climat conflictuel. Et des phrases récurrentes se mettent systématiquement à jaillir : «Je n’en peux plus…», «C’est la faute du syndicat…» et autres «Bah… Ici, il n’y a plus rien à faire, ça ne changera jamais…»


«Il est clair que nombre de contestations sont liées à des problèmes réels et lourds à porter. Cependant, la solution ne peut en aucun cas être la plainte, mais plutôt une prise de position claire et franche pour résoudre les problèmes en question.


«Une fine analyse des différents contextes d’entreprises m’a amené à penser que beaucoup de problèmes demeurent non résolus parce que personne ne donne de perspectives de solution en réponse aux difficultés existantes. On dirait même qu’on éprouve davantage de plaisir à pleurer les uns sur les autres qu’à chercher des solutions appropriées…


«J’en suis arrivé à la conclusion qu’il y avait un principe fondamental qui sous-tendait tout véritable leadership : c’est un devoir de penser de façon positive. D’autant plus que le leader positif attire les autres à lui et devient un modèle à suivre.


«Autrement dit, un bon leader ne se plaint pas. Il ne peut absolument pas diffuser dans son groupe des pensées négatives, des doutes, des peurs. Il doit plutôt éliminer ces sources de négativité de son environnement d etravail, et permettre ainsi au groupe d’être toujours plus fort et motivé pour atteindre ses objectifs.


«Comment y parvenir ? Tout dépend de la manière dont vous pensez. Votre pensée devient votre réalité. Si vous ne voyez que l’obstacle face à vous, vous agirez en conséquence et irez droit dans le mur. Si en revanche vous pensez autrement, par exemple en considérant le champ des possibles, vous gagnerez en confiance et en motivation, ce qui décuplera vos chances de surmonter l’obstacle.


«Or, les paroles que nous prononçons ont un effet sur nous. Une chose est de dire «Désolé, j’ai eu un contretemps», et une autre de lancer «Il est arrivé un grand malheur!» Si bien qu’il est crucial de voir nos difficultés quotidiennes d’un autre œil, de comprendre qu’une vie sans écueils est, au fond, une vie d’un ennui sans fin. (…)


«Il convient par conséquent de changer d’attitude. Ce qui peut se faire grâce aux 4D, en suivant les étapes suivantes :


1. Désir


«Il faut partir du désir. Car il n’y a rien de plus puissant que le désir lorsqu’on entame un changement en profondeur. Il faut vraiment désirer adopter une nouvelle façon de voir ou de faire les choses, considérer qu’il n’y a rien de plus important que cela. Et donc, prendre le temps nécessaire d’identifier le «pourquoi» du changement souhaité.


«Retenez ceci : avec un «pourquoi» puissant, vous ferez face à tous les «comment».


2. Décision


«Vous devez prendre aujourd’hui-même la ferme décision de tout faire pour accomplir le changement voulu, en dépit des difficultés et des exigences qui s’ensuivront. Car c’est la décision qui engage notre destin.


«Retenez ceci : plus une chose est difficile, plus elle contribue à notre développement.


3. Discipline


«Volonté et discipline. Voilà tout ce qu’il vous faut pour effectuer un véritable changement. Établissez-vous, donc, un programme à suivre pour vous mener au changement voulu. Puis, respectez-le à la lettre, dans le temps imparti, sans jamais y déroger. (…)


[Cela peut consister, par exemple, à vous donner une méchante tape sur le bout des doigts – ou, pour les radins, à mettre 2$ dans un pot dont la somme sera, un beau jour, donnée à un organisme de bienfaisance – chaque fois que vous exprimez à voix haute quelque chose de purement négatif. Ou encore, à systématiquement chercher l’aspect positif des événements malheureux qui vous arrivent, en commençant par une réflexion du genre «Ce que je ressens en ce moment, est-ce que je m’en souviendrai une seule seconde dans 5 ou 10 ans?».]


«Retenez ceci : seul l’entraînement mené avec discipline produit l’excellence.


4. Détermination


«Faites fi des revers, des déceptions, des difficultés imprévues. Considérez-les plutôt comme de formidables occasions de changer plus vite que prévu, d’aller plus haut et plus loin qu’anticipé. Car on ne peut progresser que si l’on a le cran de surmonter tous les obstacles rencontrés en chemin.


«Retenez ceci : la tempête et les violents orages mettent en valeur le courage du pilote. (…)


«Les 4D sont un formidable révélateur de soi-même. Or, être soi-même, c’est se libérer des ornières incrustées au fond de soi et avoir conscience de soi au moment présent. D’où la recommandation suivante : regardez en vous et laissez circuler librement l’énergie qui vous habite!»


Voilà. Vous disposez maintenant d’une méthode aussi simple qu’efficace pour gagner en optimisme et perdre en pessimisme dans votre quotidien au travail. Pour arrêter de chialer tout le temps, et passer plutôt en mode solution.


À noter, par ailleurs, que le livre de Salvo Noè propose une astuce pour contaminer ceux qui vous entourent lors de votre propre changement. Il s’agit d’un truc tout bête qui a séduit le pape François lorsqu’il en a entendu parler : la petite pancarte suivante, à accrocher à votre bureau (le pape, lui, l’a mis sur la porte de son appartement privé de la résidence de Sainte-Marthe)…


Petite traduction :


DÉFENSE DE SE PLAINDRE


Loi numéro 1 sur la protection de la santé et du bien-être


Les transgresseurs sont sujets à un syndrome de victimisation avec abaissement notable de la bonne humeur et de la capacité à résoudre les problèmes.


La sanction est doublée en cas de violation commise en présence d’enfants.


Pour devenir le meilleur soi-même, il suffit de se concentrer sur ses talents, et non pas sur ses limites. En conséquence :


Arrêtez de vous plaindre et agissez pour améliorer la vie.


CQFD.


En passant, l’écrivain français Frédéric Beigbeder a dit dans L’Égoïste romantique : «En même temps, si on était mort, on ne pourrait pas se plaindre de la vie».


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À propos de ce blogue

EN TËTE est le blogue management d'Olivier Schmouker. Sa mission : aider chacun à s'épanouir dans son travail. Olivier Schmouker est chroniqueur pour le journal Les affaires, conférencier et auteur du bestseller «Le Cheval et l'Äne au bureau» (Éd. Transcontinental), qui montre comment combiner plaisir et performance au travail. Il a été le rédacteur en chef du magazine Premium, la référence au management au Québec.

Olivier Schmouker

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